Nom de l’auteur/autrice :PANDORE & Co

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Le référencement de ce média chute de 98% après un changement de nom de domaine

Changer de nom de domaine peut sembler être avant tout une décision de marque ou d’organisation technique. Pourtant, une migration peut avoir des conséquences importantes sur la visibilité d’un site dans Google. Un cas récent relayé par le fondateur de NewzDash l’illustre : un important média britannique aurait vu sa visibilité sur certaines requêtes Google chuter de 98 % dans les deux semaines suivant son passage d’un domaine en .co.uk à un .com. Quatre mois après la migration, le nouveau domaine n’aurait toujours pas récupéré l’essentiel de la visibilité perdue. Ce chiffre doit toutefois être interprété avec prudence. Le média concerné n’est pas identifié publiquement et les données détaillées ne sont pas disponibles pour vérification indépendante. Le site connaissait également déjà des baisses de visibilité avant sa migration et aurait rencontré des problèmes techniques. Le changement de domaine ne peut donc pas être présenté comme l’unique cause de la chute. Le cas reste néanmoins intéressant car il illustre un risque clairement reconnu par Google : changer les URL d’un site est une opération susceptible de provoquer temporairement des fluctuations de visibilité, comme l’explique son guide officiel consacré aux migrations de sites. Une redirection 301 ne rend pas une migration invisible pour Google Lorsqu’un site passe, par exemple, de entreprise.ci à entreprise.com, chaque ancienne URL doit normalement rediriger vers sa nouvelle version grâce à une redirection permanente, généralement une redirection 301. Cette redirection indique notamment aux moteurs de recherche que la page a définitivement changé d’adresse. Google précise que les redirections permanentes ne provoquent pas en elles-mêmes de perte de PageRank. Mais cela ne signifie pas que les positions du site restent automatiquement identiques pendant la transition. Lors d’une migration, Google doit progressivement découvrir les nouvelles URL, explorer les pages, comprendre les correspondances avec l’ancien site et mettre à jour son index. Google indique qu’un site de petite ou moyenne taille peut nécessiter plusieurs semaines pour que la majorité de ses URL soient déplacées dans ses systèmes. Le processus peut prendre davantage de temps pour les grands sites. C’est aussi pour cette raison que Google déconseille de multiplier les changements importants simultanément. Changer de domaine, de système de gestion de contenu, d’architecture et de design au même moment rend plus difficile l’identification de la cause d’une éventuelle baisse. Une migration peut dégrader la visibilité bien au-delà de quelques mots-clés Une migration de domaine ne se résume pas à vérifier que quelques positions stratégiques ont été conservées. La baisse peut toucher différemment les pages, les catégories de contenus et les types de requêtes sur lesquels le site apparaissait auparavant. Certaines pages peuvent récupérer rapidement leur visibilité tandis que d’autres mettent davantage de temps à être correctement réindexées et repositionnées. C’est pourquoi le suivi après migration doit aller au-delà d’une simple liste de mots-clés. Il faut notamment observer l’évolution du trafic organique, des pages indexées, des impressions et des clics dans Google Search Console, mais aussi identifier les pages ou ensembles de contenus qui enregistrent les pertes les plus importantes. Pour une entreprise, l’enjeu est notamment de distinguer plusieurs sources de visibilité : recherches sur la marque, recherches liées aux produits et services, requêtes plus génériques et principales pages génératrices de trafic. Une migration peut ainsi sembler globalement maîtrisée alors qu’elle fragilise précisément certaines pages importantes pour l’acquisition. Guide pratique : comment préparer une migration de domaine sans repartir de zéro sur Google ? Google fournit une procédure relativement précise pour limiter les risques lors d’un changement de domaine. 1. Mesurer la situation avant la migration Avant tout changement, conservez une photographie de la performance SEO actuelle : trafic organique, impressions et clics dans Google Search Console, principales pages d’entrée, positions importantes, pages indexées et liens externes. Cette référence permettra ensuite de distinguer une fluctuation normale d’une perte réellement problématique. 2. Préparer une correspondance entre chaque ancienne et nouvelle URL Chaque page importante de l’ancien site doit avoir une destination logique sur le nouveau domaine. Évitez notamment de rediriger toutes les anciennes pages vers la page d’accueil. Une page produit doit idéalement être redirigée vers sa nouvelle page produit équivalente. 3. Mettre en place les redirections permanentes Google recommande d’utiliser des redirections permanentes côté serveur, comme les redirections 301 ou 308. Il recommande également de conserver ces redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an, afin de laisser suffisamment de temps à ses systèmes pour transférer les différents signaux vers les nouvelles URL. 4. Déclarer le changement de domaine dans Google Search Console Lorsqu’un site passe réellement d’un domaine à un autre, Google met à disposition l’outil Changement d’adresse dans Search Console. Cet outil permet de signaler explicitement la migration et aide Google à transférer les signaux de l’ancien site vers le nouveau. Google détaille son fonctionnement dans sa documentation dédiée à l’outil Changement d’adresse. 5. Envoyer le sitemap du nouveau domaine Le nouveau fichier sitemap doit être soumis dans Google Search Console afin de faciliter la découverte des nouvelles URL. Les liens internes du site doivent également être mis à jour afin qu’ils pointent directement vers les nouvelles adresses plutôt que de passer systématiquement par des redirections. 6. Mettre à jour les principaux liens externes Il est utile de modifier les liens que l’entreprise contrôle directement : profils LinkedIn et autres réseaux sociaux, campagnes publicitaires, annuaires, fiches institutionnelles ou sites partenaires. Pour les liens externes particulièrement importants, Google recommande également de demander leur mise à jour lorsque cela est possible. 7. Surveiller les performances pendant plusieurs semaines Une migration n’est pas terminée le jour de la mise en ligne. Il faut suivre régulièrement Search Console pour détecter les erreurs d’exploration, les anciennes URL encore indexées, l’évolution du nombre de pages indexées, les principales pertes d’impressions et les éventuelles erreurs de redirection. Pour un site important, Google suggère même, lorsque cela est possible, de tester d’abord la migration sur une partie du site avant de généraliser le changement. Le cas du média britannique constitue donc moins une raison de ne jamais changer de domaine qu’un rappel : lorsqu’un site a

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Votre site est-il vraiment compréhensible par les moteurs de recherchIA ?

Pendant longtemps, le référencement naturel consistait surtout à identifier les recherches des internautes, puis à créer des pages capables d’y répondre. Cette logique reste essentielle. Mais avec l’essor des moteurs intégrant de l’intelligence artificielle, un autre enjeu prend de l’importance : permettre aux machines de comprendre clairement qui est votre entreprise, ce qu’elle propose et comment ses différentes informations sont reliées. Un site peut donc sembler parfaitement clair pour un visiteur humain tout en restant ambigu pour un moteur. C’est là qu’interviennent notamment les données structurées. Être visible commence aussi par être compris Prenons le site d’une compagnie d’assurance. Une page indique : « MonHabitation protège votre logement contre les incendies et les dégâts des eaux. L’offre est proposée par Assurance Exemple en Côte d’Ivoire. » Un humain comprend immédiatement que : Pour une machine, ces relations doivent être déduites à partir du texte, de la structure du site et d’autres informations disponibles en ligne. Les données structurées permettent d’expliciter certaines de ces informations directement dans le code du site. Elles fonctionnent un peu comme une fiche d’identité destinée aux moteurs : L’internaute ne voit généralement pas cette fiche. Elle aide surtout les machines à interpréter plus précisément le contenu. Schema.org donne un vocabulaire commun aux machines L’un des standards les plus utilisés pour structurer ces informations s’appelle Schema.org. Il fournit un vocabulaire commun pour décrire une entreprise, une personne, un produit, un établissement, un article ou encore un événement. Quelques exemples concrets : Type Schema.org Ce qu’il décrit Exemple concret Organization Une entreprise ou organisation Un groupe bancaire panafricain BankOrCreditUnion Une banque ou institution de crédit Une banque commerciale au Sénégal InsuranceAgency Une activité d’assurance Une compagnie d’assurance en Côte d’Ivoire Product Un produit Une carte bancaire premium FinancialProduct Un produit financier Un crédit immobilier Offer Une offre commerciale Une assurance à partir de 5 000 FCFA par mois Person Une personne Le directeur général de l’entreprise LocalBusiness Un établissement physique Une agence bancaire à Abidjan Article Un contenu éditorial Un article consacré à l’épargne MobileApplication Une application mobile L’application mobile d’une banque L’objectif n’est pas d’utiliser tous les types disponibles, mais de rendre plus explicites les informations réellement importantes pour comprendre l’activité. Le vrai enjeu : relier correctement les informations Les moteurs IA ne cherchent pas seulement à repérer des mots. Ils essaient aussi d’identifier des entités, c’est-à-dire des éléments clairement reconnaissables comme une entreprise, une marque, une personne ou un produit. Prenons une banque fictive, Banque Horizon. Un moteur peut chercher à établir que : Ces relations permettent de construire progressivement une représentation de l’entreprise. Pour un responsable marketing, l’idée importante est simple : plus vos informations essentielles sont claires, cohérentes et reliées entre elles, plus il est facile pour un moteur IA de comprendre votre activité. Un site peut être riche en contenus et rester ambigu C’est notamment ce que souligne un article de Search Engine Land. Prenons une compagnie d’assurance présente dans plusieurs pays. Son site peut contenir des centaines de pages tout en laissant certaines zones d’incertitude : On parle parfois d’entity gaps, c’est-à-dire d’informations ou de relations importantes que le site ne rend pas suffisamment explicites. Pour un groupe présent dans plusieurs pays, le sujet devient rapidement concret : un moteur doit pouvoir comprendre quelles filiales appartiennent au groupe, quels produits sont proposés dans chaque marché, quels dirigeants représentent quelles entités, et quels sites ou applications sont officiels. Comment passer à l’action Commencez par tester quelques pages stratégiques (page d’accueil, page entreprise, principales offres et pages de filiales) avec le Schema Markup Validator pour identifier les données structurées présentes et d’éventuelles erreurs. Ensuite, confrontez ce résultat à une question simple : les informations essentielles sur votre entreprise, vos produits, vos filiales et vos zones d’activité sont-elles clairement décrites et reliées ? Si ce n’est pas le cas, commencez par corriger ces lacunes avant de chercher à multiplier les balises.

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Search Everywhere Optimization : pourquoi votre stratégie SEO ne peut plus se limiter à Google

Pendant longtemps, le Search Engine Optimization (SEO) consistait principalement à répondre à une question : comment apparaître dans Google lorsqu’un prospect recherche un produit, un service ou une information ? Cette logique reste essentielle, mais les usages ont changé. Aujourd’hui, un internaute peut rechercher une entreprise sur Google, découvrir une marque sur LinkedIn ou TikTok, regarder une vidéo sur YouTube, demander une recommandation à ChatGPT, consulter des avis ou lire un article de presse avant de prendre une décision. C’est ce que l’on appelle le Search Everywhere Optimization : penser sa visibilité non plus uniquement dans Google, mais dans l’ensemble des environnements où une personne peut rechercher, découvrir, vérifier ou comparer une marque. Google reste central, mais il n’est plus seul Prenons une banque qui souhaite développer son offre destinée aux PME. Un dirigeant peut commencer par rechercher « financement PME Sénégal » sur Google. Mais il peut aussi : Tous ces points de contact participent désormais à la recherche. Une stratégie de visibilité efficace doit donc se demander : où notre audience cherche-t-elle réellement de l’information ? La réponse peut être très différente selon les secteurs, les pays et les profils de clients. Le Search Everywhere change aussi la manière de produire du contenu Dans une stratégie SEO classique, l’entreprise part souvent d’un mot-clé. Par exemple : « assurance auto Côte d’Ivoire ». Elle crée ensuite une page optimisée pour cette recherche. Avec une logique Search Everywhere, la question devient plus large : comment devenir une source de référence sur l’assurance automobile en Côte d’Ivoire ? La réponse peut combiner plusieurs formats : une page claire sur le site, un comparatif, une étude sur les causes de sinistres, une vidéo explicative, une publication LinkedIn, une intervention média ou encore les prises de parole d’un expert de l’entreprise. Un même sujet peut ainsi circuler sur plusieurs plateformes. Le site reste le socle, mais il n’est plus le seul canal de visibilité. Les contenus génériques deviennent moins différenciants Cette évolution est particulièrement importante avec les moteurs utilisant l’intelligence artificielle. Un article générique comme : « 5 conseils pour choisir son assurance auto » peut aujourd’hui être résumé ou reproduit très facilement. Une donnée propriétaire, une étude originale ou une analyse issue d’une véritable expertise est beaucoup plus difficile à remplacer. Une compagnie d’assurance pourrait par exemple publier : « Les 10 principales causes de sinistres automobiles observées sur 25 000 dossiers en Afrique de l’Ouest ». Ce contenu peut être cité par un média, partagé sur LinkedIn, repris dans une vidéo, utilisé dans une présentation ou apparaître comme source dans un moteur utilisant l’IA. La valeur ne vient donc plus seulement du mot-clé ciblé. Elle vient aussi de la capacité à produire une information originale, crédible et distribuable. Il faut aussi rendre la marque compréhensible partout Le Search Everywhere pose une autre question importante : que comprend-on de votre marque lorsqu’on la rencontre en dehors de votre site ? Une compagnie d’assurance peut affirmer sur son site qu’elle est spécialisée dans les PME. Mais si ses réseaux sociaux, ses interviews, ses communiqués et ses interventions publiques ne parlent jamais de PME, cette expertise reste difficile à identifier. À l’inverse, lorsqu’une même spécialisation apparaît de manière cohérente sur plusieurs canaux, le positionnement devient beaucoup plus clair. Pour les utilisateurs comme pour les moteurs. L’objectif n’est donc pas simplement d’être présent sur plusieurs plateformes. Il faut construire une empreinte numérique cohérente autour des sujets sur lesquels l’entreprise souhaite être reconnue. Une stratégie Search Everywhere peut partir de quatre questions Avant de produire davantage de contenus, une entreprise peut simplement se demander : Cette réflexion permet progressivement de passer d’une logique de production SEO à une logique de présence dans les environnements de recherche. Le SEO devient la composante d’une stratégie de visibilité plus large Le SEO traditionnel reste indispensable. Le site doit toujours être accessible, bien structuré, indexable et performant. Mais optimiser uniquement son site revient désormais à ne travailler qu’une partie du parcours de découverte. La véritable question devient : quand quelqu’un cherche une information liée à notre métier, sommes-nous visibles là où cette recherche a réellement lieu ? C’est probablement l’un des principaux enjeux du nouvel SEO : Search Everywhere Optimization.

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Google Analytics : les bonnes questions à se poser avant de mesurer

Google Analytics 4 (GA4) permet de suivre des centaines d’actions : pages consultées, clics, formulaires envoyés, téléchargements, recherches internes, interactions avec une vidéo, achats… Cette richesse crée pourtant un problème fréquent : les entreprises collectent beaucoup de données sans toujours savoir à quelles questions elles doivent répondre. On installe Google Analytics, on configure des événements, puis on construit un tableau de bord rempli de sessions, de taux d’engagement et de conversions. Mais lorsqu’un directeur marketing demande : « Pourquoi les demandes de devis diminuent-elles ? », le tableau de bord ne permet pas forcément de répondre. La bonne méthode consiste donc à inverser la logique : définir d’abord les décisions que l’entreprise souhaite prendre, puis déterminer quelles données sont nécessaires pour les éclairer. C’est ce qu’on appelle un plan de mesure ou measurement framework. GA4 collecte des données, mais ne décide pas de ce qui est important Google Analytics peut mesurer ce qui se passe sur un site ou une application. Il ne connaît cependant ni les priorités commerciales de l’entreprise, ni la valeur réelle d’une action. Deux compagnies d’assurance utilisant exactement le même site pourraient ainsi avoir des besoins de mesure très différents. La première cherche à augmenter le nombre de demandes de devis auto. La seconde reçoit déjà beaucoup de demandes, mais constate que peu d’entre elles aboutissent à une souscription. Pour la première, le volume de demandes de devis est un indicateur essentiel. Pour la seconde, cette donnée est insuffisante. Elle devra probablement rapprocher les données du site de celles du CRM afin d’identifier les demandes réellement qualifiées et celles qui se transforment en contrats. Google lui-même permet désormais de sélectionner dans GA4 des objectifs business comme la génération de prospects, les ventes ou l’engagement afin d’adapter certains rapports et recommandations. Mais cette configuration ne remplace pas la réflexion préalable sur ce que l’entreprise considère réellement comme une réussite. Commencez par les questions auxquelles l’entreprise doit répondre Avant de choisir les indicateurs à afficher dans un tableau de bord, il est plus utile de lister les questions auxquelles les équipes souhaitent répondre. Pour une compagnie d’assurance, cela pourrait être : Chaque question permet ensuite de déterminer les données nécessaires. Prenons cette question : Pourquoi autant d’internautes commencent-ils une demande de devis sans la terminer ? Pour y répondre, mesurer uniquement le nombre de formulaires envoyés ne suffit pas. Il peut être nécessaire de connaître le nombre de personnes qui commencent le formulaire, les différentes étapes atteintes, l’appareil utilisé, la page depuis laquelle le formulaire a été ouvert ou encore la source d’acquisition. La logique devient donc : Question business → comportement à comprendre → données nécessaires → configuration GA4. Et non l’inverse. Toutes les données ne sont pas des KPI Une autre erreur fréquente consiste à appeler « KPI » quasiment tout ce que Google Analytics mesure. Un KPI (Key Performance Indicator, ou indicateur clé de performance) doit être directement lié à un objectif important pour l’entreprise. Un clic sur un bouton peut être utile à analyser sans pour autant être un KPI. Il est plus clair de distinguer trois niveaux. 1. Les résultats business Ce sont les résultats que l’entreprise cherche réellement à obtenir : Assurance :nombre de contrats souscrits, primes générées, nouveaux clients. Banque :comptes ouverts, crédits souscrits, cartes commandées. E-commerce :commandes, chiffre d’affaires, marge. Ces données se trouvent d’ailleurs rarement toutes dans Google Analytics. 2. Les indicateurs de performance Ils permettent de comprendre si le parcours digital contribue à ces résultats. Par exemple : taux de demande de devis, taux de finalisation d’un formulaire, taux de conversion d’une landing page ou proportion de visiteurs passant d’une page conseil vers une page produit. Ces indicateurs permettent généralement aux équipes marketing d’identifier les endroits où la performance progresse ou se dégrade. 3. Les données de diagnostic Elles servent principalement à comprendre pourquoi un résultat évolue. Par exemple : clics sur un bouton, abandon à une étape précise du formulaire, différence de conversion entre mobile et ordinateur, utilisation d’un moteur de recherche interne ou consultation d’une FAQ. Ces données peuvent être extrêmement utiles lorsqu’un problème doit être investigué. Elles n’ont cependant pas toutes leur place dans le tableau de bord d’un directeur général. Un bon plan de mesure précise aussi ce qu’il ne faut pas mesurer GA4 fonctionne largement autour des événements, c’est-à-dire des actions réalisées par les utilisateurs. Il devient donc tentant de tout suivre. Techniquement, beaucoup de choses peuvent être mesurées. Mais chaque donnée supplémentaire doit ensuite être configurée, testée, documentée, maintenue et analysée. Avant d’ajouter un nouvel événement, une question simple peut éviter beaucoup de tracking inutile : « Si cet indicateur augmente ou diminue fortement, est-ce que quelqu’un prendra une décision différente ? » Si la réponse est non, sa collecte n’est probablement pas prioritaire. Cette discipline évite de transformer GA4 en accumulation d’événements dont personne ne se sert réellement. GA4 ne doit pas être votre seule source de vérité C’est particulièrement important pour les banques, assurances et entreprises disposant d’un CRM ou de systèmes métiers. GA4 est très performant pour comprendre les comportements digitaux : d’où viennent les internautes, quelles pages ils consultent, quelles actions ils effectuent ou à quel moment ils abandonnent. Mais une conversion enregistrée dans GA4 n’est pas nécessairement un résultat commercial. Imaginons une campagne d’assurance automobile. GA4 enregistre : 1 000 demandes de devis. Le CRM révèle ensuite que : Si l’entreprise optimise uniquement ses campagnes sur les 1 000 formulaires envoyés, elle peut favoriser les canaux qui génèrent beaucoup de prospects… mais peu de clients. Dans ce cas, les systèmes ont des rôles différents : GA4 explique l’acquisition et le comportement sur le site. Le CRM mesure la qualification et l’avancement commercial. Le système métier confirme éventuellement la souscription et la valeur financière du client. Le plan de mesure doit donc déterminer quelle source fait référence pour chaque information. Transformer les questions business en événements GA4 Une fois les questions et indicateurs définis, la configuration technique devient beaucoup plus simple. Prenons une compagnie d’assurance qui souhaite

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Recherche agentique : 4 fondamentaux techniques pour être visible

Les internautes ne passent plus uniquement par une page classique de résultats Google pour trouver une information. Google AI Overviews, AI Mode, ChatGPT et d’autres assistants peuvent désormais rechercher plusieurs sources, extraire certaines informations puis construire directement une réponse. Pour une entreprise, cela crée un nouvel enjeu : son site ne doit plus seulement pouvoir être indexé et positionné. Son contenu doit également pouvoir être récupéré, compris et éventuellement utilisé comme source par des systèmes d’intelligence artificielle. Cela pourrait laisser penser qu’une nouvelle discipline technique entièrement distincte du SEO est nécessaire. En réalité, une grande partie des fondamentaux reste la même. Google explique d’ailleurs que ses fonctionnalités de recherche utilisant l’IA générative continuent à s’appuyer sur ses systèmes principaux de recherche et de classement. Les bonnes pratiques SEO techniques restent donc largement pertinentes. Ce qui change surtout, c’est que certaines erreurs autrefois relativement tolérables peuvent désormais empêcher un système IA d’exploiter correctement une page. 1. Vérifier que les robots IA peuvent réellement accéder au site Avant qu’un moteur puisse comprendre une information, il faut d’abord qu’il puisse atteindre la page sur laquelle elle se trouve. Le principe est le même qu’en SEO traditionnel : des robots automatisés parcourent le web afin de récupérer les pages. Mais l’écosystème compte désormais davantage de robots, avec des fonctions différentes. OpenAI utilise par exemple OAI-SearchBot pour permettre aux contenus publics d’être découverts dans la recherche ChatGPT. Le robot GPTBot répond à un autre usage, notamment lié à l’entraînement potentiel des modèles. Il est donc possible pour un éditeur d’autoriser le premier tout en limitant le second. Cette distinction est importante. Une entreprise peut croire avoir « bloqué les IA » alors qu’elle a uniquement bloqué un robot d’entraînement. À l’inverse, une règle trop large dans le fichier robots.txt, un pare-feu ou une solution antibot peut empêcher involontairement un robot de recherche d’accéder au site. Le problème est alors difficile à repérer : le site peut continuer à fonctionner normalement pour les visiteurs et même rester correctement visible dans certains moteurs traditionnels, tout en étant inaccessible à certains systèmes IA. Pour une banque ou une compagnie d’assurance, cela peut par exemple signifier qu’une page expliquant les conditions d’un produit est parfaitement accessible aux internautes, mais impossible à consulter lorsqu’un assistant IA cherche une source pour répondre à une question sur ce produit. La première vérification consiste donc à contrôler non seulement le fichier robots.txt, mais également les règles du CDN, du pare-feu, des systèmes antibot et les éventuelles réponses HTTP 403 ou 429. Pour une vérification rapide, l’AI Bot Access Tester de TechnicalSEO.com permet de contrôler si plusieurs robots liés à l’IA peuvent accéder à une URL. Son outil de test du fichier robots.txt permet également d’identifier simplement si une règle bloque une URL ou un robot particulier. Pour ChatGPT Search, OpenAI recommande explicitement de ne pas bloquer OAI-SearchBot et de vérifier que l’hébergement ou le réseau de diffusion de contenu autorise son trafic. 2. Ne pas cacher les informations essentielles derrière JavaScript De nombreux sites modernes utilisent JavaScript pour construire tout ou partie de leurs pages dans le navigateur. Ce fonctionnement n’est pas nécessairement problématique pour Google : Google sait depuis longtemps rendre et traiter de nombreuses pages utilisant JavaScript. Sa propre documentation continue toutefois de rappeler que les sites construits avec des frameworks JavaScript sont généralement plus complexes à optimiser techniquement. Pour les autres systèmes de récupération d’information, les capacités de rendu peuvent varier. Le risque apparaît surtout lorsque la réponse envoyée initialement par le serveur contient très peu d’informations et que le contenu important n’apparaît qu’après l’exécution de JavaScript. Imaginons par exemple une page présentant une assurance automobile. Le serveur renvoie essentiellement la structure de la page, puis JavaScript charge ensuite : La bonne pratique consiste donc à rendre les informations critiques disponibles directement dans le HTML initial lorsque cela est possible, grâce par exemple au SSR (Server-Side Rendering, rendu côté serveur) ou à la génération statique. Cela concerne notamment les titres, le texte principal, les liens importants, les caractéristiques d’un produit et les informations nécessaires pour comprendre l’offre. L’objectif n’est pas de supprimer JavaScript. Il est d’éviter que JavaScript devienne l’unique moyen d’accéder à une information essentielle. Pour effectuer un premier contrôle sans analyser le code du site, l’outil Fetch & Render de TechnicalSEO.com permet de visualiser le contenu et le HTML qu’un robot peut récupérer après rendu. Pour les sites dont on dispose de l’accès, l’outil d’inspection d’URL de Google Search Console permet également de tester une URL en direct et de vérifier comment Google peut l’explorer et l’indexer. 3. Utiliser les données structurées pour réduire l’ambiguïté, sans leur prêter un pouvoir qu’elles n’ont pas Les données structurées permettent de décrire explicitement certaines informations d’une page dans un format compréhensible par les machines. Avec le vocabulaire Schema.org, un site peut par exemple préciser qu’un élément correspond à une organisation, un produit, un article, une personne, une adresse ou une offre. Cette couche supplémentaire peut aider les systèmes à interpréter plus précisément le contenu. Sur la page d’une compagnie d’assurance, il devient par exemple possible d’indiquer clairement le nom de l’organisation, son logo, son adresse, ses coordonnées ou certaines relations entre les différentes entités présentes sur le site. Mais il faut éviter un raccourci fréquent : ajouter du Schema.org ne garantit pas qu’un site sera cité par une intelligence artificielle. Google précise même qu’aucun balisage Schema.org spécifique n’est nécessaire pour apparaître dans ses fonctionnalités de recherche utilisant l’IA générative. Les données structurées restent recommandées dans une stratégie SEO globale, notamment parce qu’elles peuvent rendre certaines pages éligibles à des résultats enrichis, mais elles ne constituent pas un « ticket d’entrée » vers les réponses IA. La priorité reste donc de disposer d’un contenu clair et accessible. Les données structurées viennent ensuite renforcer cette compréhension. Il faut également vérifier que le balisage correspond réellement à ce qui est visible sur la page. Ajouter de nombreuses propriétés Schema.org sans contenu correspondant n’améliore pas la qualité de l’information. Deux outils gratuits permettent de

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Créer du contenu avec l’IA : pourquoi le processus compte plus que le prompt

Produire une publication LinkedIn ou Instagram avec une intelligence artificielle est devenu extrêmement simple. Produire régulièrement des contenus qui respectent la marque, apportent une information juste, répondent à un objectif marketing et restent reconnaissables l’est beaucoup moins. C’est probablement là que se situe aujourd’hui le principal enjeu de l’IA appliquée aux réseaux sociaux. Le problème n’est plus seulement de savoir rédiger un bon prompt. Il faut construire un processus, c’est-à-dire une organisation qui encadre ce que l’IA reçoit, ce qu’elle produit, ce qui doit être vérifié et ce que les résultats des publications permettent ensuite d’améliorer. C’est notamment l’approche développée par Hootsuite dans son guide consacré aux workflows de création de contenu avec l’IA. L’intérêt du modèle dépasse cependant largement le choix d’un outil particulier. Un prompt seul ne suffit pas à créer une identité éditoriale Lorsqu’une entreprise demande simplement à une IA : « Rédige un post LinkedIn pour présenter notre nouvelle offre » elle lui fournit très peu d’informations pour décider comment écrire. L’IA doit alors deviner le niveau de langage, les arguments importants, le public cible, la longueur souhaitée, les expressions à éviter ou encore la personnalité de la marque. Le résultat peut être grammaticalement correct tout en étant interchangeable avec celui de centaines d’autres entreprises. La qualité du contenu dépend donc fortement du contexte mis à disposition de l’IA. Une entreprise peut par exemple formaliser un référentiel comprenant sa tonalité, ses principaux sujets de communication, ses audiences, ses règles rédactionnelles, les formulations interdites et surtout plusieurs exemples de publications qu’elle considère réussies. Ces exemples sont particulièrement importants : dire qu’une marque veut être « accessible, experte et dynamique » reste abstrait. Montrer cinq publications qui incarnent réellement ce ton fournit beaucoup plus d’informations exploitables. L’IA doit intervenir dans un processus, pas devenir le processus Un exemple de processus efficace peut être représenté simplement : Stratégie éditoriale → contexte → génération → validation → publication → mesure → amélioration. Chaque étape répond à une fonction différente. 1. La stratégie reste en amont de l’IA Avant de produire du contenu, l’entreprise doit savoir ce qu’elle souhaite raconter et pourquoi. Cela suppose notamment de déterminer ses grands sujets éditoriaux. Une compagnie d’assurance pourrait par exemple organiser ses contenus autour de la prévention, de l’éducation à l’assurance, des situations concrètes de la vie quotidienne, des produits et services, et des actualités de l’entreprise. L’IA peut ensuite proposer des angles à l’intérieur de ces territoires. Elle ne devrait pas, en revanche, décider seule de la stratégie éditoriale simplement parce qu’elle est capable de générer rapidement des idées. La capacité à produire une idée et la pertinence stratégique de cette idée sont deux sujets différents. 2. Donner à l’IA un brief exploitable Une fois le sujet choisi, le prompt devient davantage un brief de production qu’une simple consigne. Il peut préciser : Prenons une banque qui souhaite communiquer sur une fonctionnalité permettant de bloquer temporairement sa carte depuis son application. « Fais un post sur notre application mobile » laisse énormément de liberté à l’IA. Une consigne précisant que le contenu s’adresse aux clients particuliers, doit expliquer une situation de perte de carte, valoriser le blocage temporaire plutôt que la technologie elle-même et éviter le jargon bancaire donnera déjà une matière beaucoup plus exploitable. 3. Utiliser l’IA pour multiplier les pistes, pas seulement produire une version L’un des intérêts les plus importants de l’IA est son faible coût marginal de génération. Une équipe n’est donc plus obligée de choisir immédiatement entre deux formulations imaginées pendant une réunion. Elle peut demander plusieurs hooks, plusieurs structures ou plusieurs angles à partir du même brief. L’objectif n’est pas forcément de publier davantage. Il est aussi de disposer de davantage de matière avant de choisir. Une même information peut ainsi être abordée sous un angle pédagogique, pratique, chiffré ou centré sur une situation client. L’équipe humaine peut ensuite sélectionner l’angle le plus pertinent. L’IA devient alors un outil d’exploration créative plutôt qu’un rédacteur automatique. 4. La validation humaine devient une étape structurelle Une publication produite par une IA ne devrait pas être considérée comme terminée parce que sa formulation paraît fluide. Il reste au minimum trois contrôles. Le premier est factuel : chiffres, noms, fonctionnalités, dates, conditions commerciales et liens doivent être vérifiés. Le deuxième concerne la marque : est-ce réellement la manière dont l’entreprise s’exprime ? Le troisième est éditorial : le contenu apporte-t-il quelque chose ? C’est souvent à cette étape qu’un exemple réel, une observation terrain, une donnée interne ou un point de vue transforme un texte générique en publication intéressante. Cette validation devient encore plus importante dans des secteurs comme la banque ou l’assurance, où certaines communications peuvent également nécessiter une vérification juridique, conformité ou métier. Toutes les publications n’ont cependant pas besoin du même niveau de contrôle. Une publication institutionnelle sensible et une animation légère de communauté ne présentent pas le même risque. 5. Adapter plutôt que dupliquer entre les réseaux sociaux L’IA facilite également le repurposing, c’est-à-dire la réutilisation d’un même contenu sous plusieurs formats. Un article peut devenir une publication LinkedIn, plusieurs visuels Instagram ou le script d’une courte vidéo. Mais réutiliser ne signifie pas copier. Le même message doit tenir compte des usages de chaque plateforme. Une explication relativement développée peut fonctionner sur LinkedIn alors qu’une vidéo TikTok nécessitera probablement une entrée beaucoup plus immédiate et une démonstration visuelle. Le gain vient donc de la capacité à repartir d’une même matière première, pas de diffuser exactement le même contenu partout. 6. Le processus devient réellement intéressant lorsqu’il apprend des résultats La dernière étape est probablement la plus souvent oubliée. Une entreprise produit ses publications avec l’IA, les valide, les publie… puis recommence avec les mêmes instructions. Elle perd alors une grande partie du potentiel du système. Les performances doivent progressivement enrichir les prochaines productions. Si certains sujets provoquent davantage de partages, si les publications utilisant des situations concrètes génèrent plus de commentaires ou si certains hooks améliorent systématiquement l’engagement, ces observations peuvent devenir de nouvelles règles éditoriales.

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SEO multi-local : comment structurer ses pages pour cibler plusieurs villes

Imaginons un groupe d’assurance présent au Togo, au Sénégal, au Gabon, au Cameroun et au Mali. Il souhaite apparaître sur des recherches comme « assurance auto Lomé », « assurance santé Dakar », « agence d’assurance Libreville » ou « assurance voyage Bamako ». Le réflexe pourrait être de créer une page pour chaque combinaison entre un produit et une ville : Avec dix produits proposés dans cinq villes, le site pourrait rapidement compter cinquante pages. Chacune ciblerait un mot-clé précis, mais cela ne garantirait pas cinquante nouvelles opportunités de positionnement. Si ces pages répondent aux mêmes recherches et ne se différencient que par le nom de la ville, Google peut hésiter sur l’URL à privilégier. Les liens internes, les backlinks et les autres signaux SEO risquent alors d’être répartis entre plusieurs pages concurrentes. Le véritable enjeu consiste donc à déterminer si chaque groupe de mots-clés mérite une URL distincte. L’intention de recherche doit déterminer la page à positionner La présence d’une ville dans une requête ne signifie pas automatiquement que Google attend une page consacrée à cette ville. Pour le vérifier, il faut analyser les SERP (Search Engine Results Pages, ou pages de résultats de Google). Les pages déjà positionnées permettent d’identifier l’intention que le moteur associe à la requête. Dans notre exemple : Dans le troisième cas, l’analyse est déterminante. Si Google positionne surtout des pages nationales, la page « assurance auto Togo » peut suffire. Si les résultats privilégient des contenus consacrés à Lomé, une page locale peut être envisagée. Le volume de recherche indique qu’un sujet intéresse les internautes. Il ne prouve pas, à lui seul, qu’une nouvelle URL est nécessaire. Plusieurs types de pages peuvent coexister sans se concurrencer Dans le cas de ce groupe d’assurance, une architecture possible consisterait à distinguer les pages pays, les pages produits et les pages d’implantation. Ce découpage reste un exemple : la structure pertinente dépend des offres, du réseau physique, des recherches observées et des contenus déjà présents sur le site. Une page comme /tg/assurance-auto/ pourrait présenter l’offre disponible au Togo et cibler principalement « assurance auto Togo ». Une page comme /tg/agences/lome-centre/ représenterait une agence précise et ciblerait davantage des recherches telles que « agence d’assurance Lomé » ou le nom de la marque associé à cette implantation. Ces deux pages peuvent coexister, car elles ne remplissent pas le même rôle. La première répond à une recherche de produit ; la seconde, à une recherche d’établissement. La création d’une troisième page, par exemple /tg/assurance-auto-lome/, demande davantage de précautions. Elle ne devrait pas simplement reprendre la page nationale en remplaçant « Togo » par « Lomé ». Elle peut être pertinente si elle dispose d’une cible distincte : une demande locale identifiable, une offre ou un parcours propre à Lomé, des contenus spécifiques et suffisamment de liens internes pour permettre à Google de comprendre son rôle. Plusieurs URL proches peuvent disperser les signaux SEO Supposons que le groupe utilise simultanément les URL suivantes : Ces pages ne sont pas automatiquement concurrentes. Tout dépend des mots-clés ciblés et de leur contenu. Mais si elles représentent la même agence et cherchent toutes à se positionner sur « assurance Lomé », elles peuvent créer une cannibalisation SEO. La cannibalisation n’est pas une pénalité de Google. Elle désigne une situation dans laquelle plusieurs pages d’un même site se disputent une intention de recherche similaire. Google peut alterner entre les URL, positionner une page secondaire ou répartir les différents signaux entre plusieurs destinations. L’entreprise doit alors identifier la page la plus légitime pour porter la requête, y regrouper les informations pertinentes et rediriger les URL devenues inutiles vers la destination la plus proche. L’objectif n’est pas nécessairement d’avoir une seule page pour toute une ville. Il est d’éviter que plusieurs pages remplissent exactement la même fonction SEO. Une page locale doit apporter des signaux réellement locaux L’utilisation d’un modèle commun pour Lomé, Dakar ou Libreville n’est pas problématique en elle-même. Les réseaux d’agences ont besoin de structures réutilisables pour produire et administrer leurs pages. La différenciation doit venir des informations propres à chaque implantation ou marché : adresse, coordonnées, agence responsable, services disponibles, zone couverte, équipe, réglementation ou références locales. Il n’existe pas de pourcentage universel de contenu qui devrait être unique. Le critère important est la capacité de chaque page à envoyer à Google des signaux géographiques et sémantiques suffisamment distincts. À l’inverse, créer une série de pages presque identiques pour plusieurs villes, toutes destinées à conduire vers la même offre, peut se rapprocher des pages satellites. Les politiques antispam de Google visent précisément les pages conçues pour cibler différentes régions ou villes lorsqu’elles servent essentiellement d’intermédiaires vers une même destination. Toutes les pages locales similaires ne sont donc pas des pages satellites. Le risque apparaît surtout lorsqu’elles sont créées pour occuper davantage de résultats sans disposer d’un rôle propre. Le maillage interne doit rendre l’architecture compréhensible Une fois les rôles définis, les liens internes doivent rendre les relations entre les pages explicites. Dans notre exemple, la page du Togo peut renvoyer vers les produits disponibles et l’annuaire des agences. La page « assurance auto Togo » peut présenter les agences qui commercialisent le produit. Chaque page d’agence peut, en retour, renvoyer vers les offres accessibles dans cette implantation. Ce maillage aide Google à découvrir les pages, à comprendre leur hiérarchie et à distribuer les signaux internes. Google recommande pour cela des liens HTML explorables accompagnés de textes descriptifs. Ce que les entreprises doivent retenir L’exemple du groupe d’assurance ne constitue pas une architecture à reproduire mécaniquement. Il illustre une méthode de décision. Avant de créer une page géographique, l’entreprise doit identifier la requête ciblée, analyser l’intention visible dans les résultats Google et vérifier qu’aucune page existante ne remplit déjà ce rôle. Une nouvelle URL devient pertinente lorsqu’elle possède une cible distincte, des contenus suffisamment spécifiques et une place claire dans le maillage du site. Dans le cas contraire, renforcer une page existante permet généralement de concentrer davantage de signaux SEO.

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YouTube change sa définition d’une vue : les compteurs devraient augmenter

Depuis le 24 août 2026, YouTube a modifié la manière dont il comptabilise les vues sur sa plateforme. Désormais, une vue est enregistrée dès qu’une vidéo commence à être diffusée, à partir de la première image. La nouvelle règle s’applique mondialement à l’ensemble des formats : Shorts, vidéos longues, podcasts et diffusions en direct, selon l’annonce officielle de YouTube. Ce changement devrait mécaniquement faire progresser plus rapidement les compteurs publics de nombreuses vidéos, sans que cela signifie nécessairement que les internautes les regardent plus longtemps. YouTube distingue désormais exposition et engagement Jusqu’ici, YouTube utilisait plusieurs méthodes de comptabilisation selon les formats. Les Shorts étaient déjà comptés à partir de leur démarrage, tandis que les autres vidéos répondaient à une logique différente. YouTube explique avoir harmonisé ces méthodes pour permettre aux créateurs de mieux mesurer leur exposition réelle et de comparer plus facilement leurs performances entre différents formats. Une vidéo lancée automatiquement sur la page d’accueil pourra ainsi générer une vue dès sa première image. En revanche, l’affichage d’une simple miniature sans lancement de la vidéo demeure une impression, et non une vue, une distinction que YouTube détaille dans ses explications sur les vues engagées. Cette évolution rapproche également la logique du compteur public des usages de plateformes de vidéos courtes où le démarrage d’un contenu constitue déjà un indicateur majeur de diffusion. Les anciennes vues deviennent des « vues engagées » YouTube ne supprime pas pour autant son ancienne mesure. La plateforme la conserve dans YouTube Analytics sous le nom « Engaged views », ou vues engagées. Cette métrique permet de distinguer les personnes simplement exposées à une vidéo de celles qui poursuivent effectivement le visionnage au-delà de son démarrage ou choisissent activement de la regarder. La distinction devient donc essentielle : la vue mesure davantage l’exposition ; la vue engagée mesure davantage l’intérêt réellement manifesté pour le contenu. Cette différence est particulièrement importante pour les équipes marketing. Un contenu peut désormais afficher beaucoup de vues tout en enregistrant une proportion relativement faible de vues engagées. La monétisation des créateurs ne change pas YouTube précise également que cette modification n’affecte ni les revenus des créateurs ni les conditions d’éligibilité au YouTube Partner Program (YPP). Les revenus continueront notamment à être calculés à partir des vues engagées des Shorts et des heures de visionnage engagées, tandis que les critères d’entrée dans le programme restent basés sur des vues et heures de visionnage qualifiées, comme l’indique la documentation officielle de YouTube sur ses métriques d’engagement. Autrement dit, YouTube élargit la définition de la vue visible publiquement sans appliquer automatiquement cette définition plus généreuse aux mécanismes de rémunération. Ce que les entreprises doivent en retenir Pour les marques, le principal enjeu concerne désormais l’interprétation des performances. Comparer directement le nombre de vues d’une campagne ou d’une vidéo publiée avant le 24 août avec celui d’une vidéo publiée après cette date peut donner une impression artificielle de progression. Une partie de l’écart pourra simplement provenir du changement de méthode de comptage. Les tableaux de bord devraient donc davantage associer vues, vues engagées, durée de visionnage et taux de rétention. Le compteur public reste utile pour mesurer la capacité d’un contenu à être diffusé, mais il devient moins pertinent lorsqu’il est utilisé seul pour mesurer la qualité de l’attention obtenue. Pour les responsables marketing, c’est finalement la principale évolution à retenir : une vue YouTube indique désormais plus clairement qu’un contenu a été exposé à l’utilisateur, pas nécessairement qu’il a réellement capté son attention.

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Le social commerce sur TikTok change d’échelle : TikTok Shop dépasse 50 milliards de dollars de ventes au premier semestre 2026

TikTok n’est plus seulement une plateforme sur laquelle les consommateurs découvrent des produits. Avec TikTok Shop, le réseau social intègre désormais directement une partie du parcours d’achat. Au premier semestre 2026, TikTok Shop a généré 50,3 milliards de dollars de GMV dans le monde, soit une progression de 92 % en un an, selon les estimations de Momentum Works et Tabcut. Le GMV (Gross Merchandise Value, ou valeur brute des marchandises vendues) ne correspond pas au chiffre d’affaires de TikTok : il mesure la valeur totale des produits vendus par les commerçants à travers la plateforme. À ce rythme, Momentum Works estime que TikTok Shop devrait dépasser les 100 milliards de dollars de GMV sur l’ensemble de l’année 2026. TikTok réduit la distance entre découverte d’un produit et achat Les États-Unis illustrent particulièrement cette accélération. TikTok Shop y a généré 11,8 milliards de dollars de GMV au premier semestre 2026, soit une hausse de 103 % sur un an. Le pays est ainsi redevenu le premier marché de TikTok Shop devant l’Indonésie. Mais au-delà des volumes, c’est surtout le parcours d’achat qui évolue. Aux États-Unis, 51,4 % du GMV attribué provient désormais directement de l’espace Shop de TikTok, contre 40,4 % pour les vidéos et 8,2 % pour les lives. Autrement dit, TikTok ne sert plus uniquement à montrer un produit dans une vidéo avant de rediriger l’utilisateur vers un autre site pour l’acheter. La plateforme développe progressivement un environnement dans lequel la découverte, la recommandation et la transaction peuvent avoir lieu sans quitter TikTok. Cette logique se retrouve dans les propres données de la plateforme. Lors de son opération commerciale « 6.6 » à Singapour, TikTok a annoncé une progression de 80 % du GMV par rapport à l’année précédente et plus de 1,5 fois plus d’acheteurs quotidiens. TikTok qualifie cette approche de « discovery commerce » : le contenu, les créateurs et les fonctionnalités marchandes participent au même parcours d’achat. L’acheteur TikTok ne se résume plus à la génération Z Cette évolution s’accompagne également d’un phénomène intéressant dans le profil des consommateurs. TikTok conserve une forte capacité à faire découvrir des produits aux plus jeunes. Selon des données Harris Poll partagées avec EMARKETER, 62 % des membres de la génération Z interrogés utilisent TikTok pour découvrir de nouveaux produits. Mais découverte et achat ne se confondent pas nécessairement : 63 % des répondants de cette même génération déclarent avoir cessé d’acheter via TikTok Shop. Les générations légèrement plus âgées présentent, à l’inverse, un comportement particulièrement intéressant pour les marques. Selon des données Edison Research relayées par EMARKETER, 47 % des utilisateurs de TikTok âgés de 25 à 44 ans déclarent avoir acheté un produit dont ils avaient entendu parler sur la plateforme. Les marques ont donc intérêt à ne plus considérer automatiquement TikTok comme un canal commercial réservé aux adolescents et aux très jeunes adultes. Ce que les marques doivent en retenir Pour les responsables marketing, l’enjeu dépasse largement la croissance de TikTok Shop. Les plateformes sociales cherchent progressivement à couvrir une plus grande partie du parcours client : attirer l’attention, faire découvrir un produit, susciter une recommandation puis permettre son achat. Cela change également les indicateurs à suivre. Lorsqu’une fonctionnalité comme TikTok Shop est disponible, les vues, abonnés et interactions ne suffisent plus. Les marques peuvent également mesurer les ventes générées, le taux de conversion, le coût d’acquisition client et la rentabilité des contenus ou des collaborations avec des créateurs. Cela implique enfin de penser ensemble des éléments historiquement séparés : contenu social, influence, catalogue produit, expérience d’achat et performance commerciale. Quel enseignement pour les entreprises africaines ? TikTok Shop n’est pas encore largement disponible sur les marchés africains. Il serait donc prématuré de présenter la plateforme comme un nouveau canal de vente directement accessible à toutes les entreprises du continent. La dynamique internationale reste néanmoins intéressante à observer. Elle montre que la frontière entre réseau social et plateforme de commerce devient de moins en moins nette. Pour les PME africaines, mais également pour les banques et assurances qui utilisent les réseaux sociaux pour acquérir des prospects, la question est donc plus large que TikTok Shop : que se passe-t-il après qu’un contenu a suscité l’intérêt d’un utilisateur ? Une publicité ou une vidéo performante perd une partie de sa valeur si l’utilisateur doit ensuite parcourir plusieurs étapes complexes pour acheter, demander un devis, ouvrir un compte ou contacter l’entreprise. L’essor de TikTok Shop rappelle ainsi un principe simple : plus la distance entre découverte et conversion est courte et fluide, plus les réseaux sociaux peuvent devenir un véritable canal d’acquisition et de vente.

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Landing page : guide scientifique pour construire des pages web performantes

Une recherche sur Google renvoie à des milliers de guides expliquant comment construire la landing page parfaite. Pourtant, ces recommandations sont rarement fondées sur des preuves scientifiques. Elles s’appuient le plus souvent sur des retours d’expérience, des études de cas ou des observations empiriques. Si elles permettent de faire émerger certaines bonnes pratiques, elles aboutissent également à des recommandations parfois contradictoires : faut-il privilégier une page courte ou longue ? Un formulaire minimaliste ou détaillé ? Une structure en « Z » ou en « F » ?  Dès lors, une question demeure : quels sont les principes dont l’efficacité est réellement démontrée ? Depuis la création de Pandore en 2019, nous avons conçu plusieurs centaines de pages web et des dizaines de sites Internet pour des organisations. Comme la plupart des agences, chaque projet débute par un cahier des charges, s’inspire de références existantes, des tendances du moment ou encore d’enquêtes utilisateurs préalablement réalisées. Une fois mises en ligne, ces pages continuent d’évoluer au gré des retours utilisateurs, des analyses comportementales, des données issues d’outils comme Google Analytics et des expérimentations menées par A/B testing. Cette expérience nous a toutefois conduits à une conclusion : l’expérience seule ne suffit pas. Les tendances évoluent rapidement, les recommandations se contredisent souvent, les enquêtes utilisateurs préliminaires ne sont pas toujours réalisables et les intuitions, aussi pertinentes soient-elles, restent des hypothèses tant qu’elles ne sont pas confrontées à des connaissances scientifiquement établies. Nous avons donc entrepris un travail de recherche visant à confronter notre pratique aux travaux académiques portant sur l’expérience utilisateur (UX), la psychologie cognitive, le comportement du consommateur, l’économie comportementale, le marketing digital ainsi qu’aux études consacrées à l’optimisation de la conversion. Notre objectif n’est pas de rechercher une recette universelle, qui n’existe probablement pas, mais d’identifier les principes dont l’efficacité est aujourd’hui la mieux étayée par la littérature scientifique. Cette publication inaugure une série d’articles consacrés à la conception de pages web performantes. Pour chaque composant d’une page nous proposerons une analyse croisant les résultats de la recherche, l’état de l’art et notre retour d’expérience afin de construire un référentiel aussi rigoureux que directement exploitable par les développeurs et créateurs de site internet. Définition : c’est quoi une landing page ? Une landing page ou page d’atterrissage en français est une page web sur laquelle un utilisateur arrive après avoir cliqué sur un lien provenant d’une source externe. Cette source peut être une campagne publicitaire, un moteur de recherche, un e-mail, une publication sur les réseaux sociaux, un SMS ou tout autre canal d’acquisition. Contrairement à une idée largement répandue, une landing page ne désigne pas uniquement une page créée dans le cadre d’une campagne marketing. D’un point de vue analytique, toute page constituant le premier point d’entrée d’un visiteur sur un site web peut être considérée comme une landing page. C’est notamment la définition retenue par Google Analytics, qui définit une landing page comme la première page consultée par un utilisateur au début d’une session, quelle que soit sa nature (page d’accueil, page de service, page produit, article de blog, formulaire, etc.). Dans le domaine du marketing digital, le terme est toutefois utilisé dans un sens plus spécifique. Une landing page est généralement conçue avec un objectif de conversion unique ou principal : obtenir une prise de contact, générer une inscription, télécharger une ressource, demander une démonstration, vendre un produit ou réaliser toute autre action mesurable. La différence fondamentale avec d’autres types de pages web réside donc moins dans leur apparence que dans leur fonction. Alors qu’une page d’accueil cherche à orienter l’utilisateur vers différents contenus, une landing page concentre son attention sur une action précise et limite autant que possible les distractions susceptibles de détourner le visiteur de cet objectif. Le tableau suivant résume les principales différences entre les types de pages les plus courants. Type de page Objectif principal Nombre d’objectifs Exemple Page d’atterrissage Convertir un visiteur en lui faisant réaliser une action précise Un objectif principal Demande de devis, inscription, téléchargement, achat Page d’accueil Présenter l’organisation et orienter la navigation Plusieurs Accès aux services, actualités, contact, recrutement… Page de service Décrire une offre ou une prestation Un ou plusieurs Présentation détaillée d’un service ou d’une expertise Page produit Informer et favoriser l’achat d’un produit Généralement un Fiche produit d’un site e-commerce Article de blog Informer, répondre à une question ou améliorer le référencement Variable Guide, tutoriel, actualité En pratique, les frontières entre ces catégories restent poreuses. Une page de service peut être conçue comme une véritable landing page si son architecture est pensée pour maximiser une prise de contact. De la même manière, une page d’accueil, une page produit ou toute autre page d’un site web peut remplir le rôle d’une landing page dès lors qu’elle constitue le premier point de contact avec un visiteur et qu’elle poursuit un objectif de conversion. Dans ce guide, nous utiliserons donc le terme landing page dans son acception la plus large : une page web d’atterrissage conçue pour maximiser la probabilité qu’un visiteur réalise une action déterminée, qu’il s’agisse d’un clic, d’une prise de contact, d’une inscription, d’un téléchargement, d’un achat ou de toute autre conversion. Cette définition englobe aussi bien les pages créées spécifiquement pour des campagnes publicitaires que les pages d’accueil, les pages de services, les pages produits ou tout autre contenu dont l’objectif est d’amener le visiteur à agir. Cette vision conduit à considérer un site internet comme un assemblage de pages d’atterrissage, chacune répondant à un objectif spécifique et optimisée pour accompagner l’utilisateur dans son parcours jusqu’à la conversion. Les critères à considérer lors de la conception d’une landing page Il n’existe probablement pas de landing page universellement performante. Une architecture qui maximise les conversions dans un contexte donné peut produire des résultats très différents dans un autre. Avant même de s’interroger sur la disposition des éléments, le choix des couleurs ou la longueur de la page, il est donc essentiel de comprendre le contexte dans lequel elle sera utilisée. L’objectif de conversion Toute

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