Search Everywhere Optimization

Astuces et conseils

Comment vérifier la perception de votre entreprise par les moteurs de recherche IA

Lorsqu’un prospect demande à ChatGPT, Gemini, Claude ou une autre intelligence artificielle de lui présenter une entreprise, la réponse ne dépend pas uniquement de ce qui est écrit sur la page d’accueil de l’organisation. Les moteurs de recherche IA s’appuient sur un ensemble beaucoup plus large d’informations publiques : pages du site, profils d’entreprise, avis clients, articles de presse, annuaires, contenus publiés, interventions de dirigeants ou encore mentions provenant de sites tiers. Toutes ces informations contribuent à construire un ensemble des preuves numériques qui permettent à aux IA de comprendre ce qu’est une organisation. L’enjeu ne consiste donc plus seulement à vérifier si votre entreprise apparaît lorsqu’un internaute recherche son nom. Il faut également se demander si une IA qu’un prospect interroge aujourd’hui sur votre entreprise, comprend correctement qui vous êtes, ce que vous faites, à qui vous vous adressez et ce qui vous différencie. Commencez simplement par demander aux IA ce qu’elles savent de vous Le premier niveau d’audit est particulièrement simple : interroger plusieurs assistants IA sur votre entreprise. Vous pouvez demander à ChatGPT, Gemini ou Claude de vous expliquer : L’objectif n’est pas seulement de repérer les erreurs factuelles. Il faut également observer le niveau de précision de la réponse. Prenons l’exemple de Pandore qui est une agence spécialisée dans le marketing digital des banques et assurances en Afrique francophone. Si une IA décrit simplement l’agence comme « une agence de marketing digital proposant des services de communication et d’acquisition », elle a probablement identifié son activité générale, mais pas son positionnement. Si elle est capable d’identifier spontanément sa spécialisation sectorielle, sa zone géographique, ses expertises et des références permettant de justifier cette spécialisation, son niveau de compréhension est beaucoup plus précis. Il est également intéressant de répéter l’exercice sur plusieurs IA. Les réponses peuvent varier en fonction des informations auxquelles les différents systèmes ont accès et de la manière dont ils les interprètent. Un audit en cinq dimensions Pour structurer l’analyse, cinq dimensions peuvent être explorées et servir de grille de diagnostic : identité, différenciation, preuves, cohérence et relations. Pour chacune, l’entreprise peut chercher à identifier trois choses : ce que les IA comprennent correctement aujourd’hui, ce qu’elles comprennent mal ou de manière trop générique, et quelles informations publiques permettraient de réduire cette ambiguïté. Le résultat devient alors un véritable plan d’action : corriger certaines informations, clarifier des pages, actualiser des profils, développer des études de cas, renforcer la présence sur certaines sources externes ou documenter davantage certaines expertises. L’intérêt de cet audit est justement de relier des actions habituellement dispersées entre SEO, contenus, relations presse, réputation, réseaux sociaux ou communication corporate autour d’un objectif commun : rendre l’entreprise plus facile à identifier, comprendre et contextualiser par les systèmes d’IA. Il ne remplace donc pas le travail technique nécessaire pour rendre les contenus accessibles aux moteurs, ni le travail éditorial permettant d’associer une marque aux catégories dans lesquelles elle souhaite être reconnue. Il permet plutôt de prendre de la hauteur sur l’ensemble de ces éléments et de poser une question beaucoup plus globale sur l’alignement entre l’empreinte numérique et la manière dont l’enteprise souhaite être perçue. 1. Vérifiez d’abord si votre identité est claire Une IA doit pouvoir répondre sans ambiguïté à quelques questions élémentaires : qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Pour qui ? Où ? Cela paraît évident, mais l’information disponible en ligne est parfois beaucoup moins cohérente qu’on ne l’imagine. Le site peut présenter l’entreprise comme spécialiste d’un secteur alors que sa page LinkedIn conserve un positionnement plus ancien et généraliste. Un annuaire peut utiliser une catégorie différente. Une filiale peut être confondue avec le groupe. Certains profils peuvent encore mentionner des offres qui n’existent plus. Individuellement, chacune de ces incohérences paraît mineure. Ensemble, elles compliquent l’identification de l’entreprise. Le premier travail consiste donc à vérifier la cohérence des principales sources : site officiel, pages institutionnelles, profils sociaux, annuaires professionnels et autres profils publics importants. Cette cohérence doit également exister au niveau technique : les moteurs doivent pouvoir accéder aux informations importantes, les récupérer correctement et identifier les relations entre les différentes entités de l’entreprise. Nous détaillons ces aspects dans notre guide sur les 4 fondamentaux techniques pour être visible dans la recherche agentique. 2. Vérifiez si les IA comprennent réellement votre différenciation Être identifié ne signifie pas être différencié. Une IA peut parfaitement comprendre qu’une entreprise est une banque, une compagnie d’assurance ou un cabinet de conseil sans être capable d’expliquer ce qui la distingue de ses concurrents. C’est particulièrement révélateur lorsque les réponses utilisent uniquement des formulations génériques : entreprise innovante, acteur de référence, service de qualité, accompagnement personnalisé, expertise reconnue… Ces expressions disent finalement très peu de choses. Une différenciation devient beaucoup plus facile à comprendre lorsqu’elle est précise et soutenue par des éléments observables : spécialisation sur un secteur, méthodologie propriétaire, présence dans certains pays, expertise particulière, technologie spécifique, type de clientèle, résultats documentés ou encore expérience reconnue sur une problématique. Pour une banque, par exemple, déclarer être « proche de ses clients » apporte peu de différenciation. Être régulièrement identifiée comme la banque spécialisée dans le financement des PME exportatrices d’une région donnée constitue une association beaucoup plus précise. L’audit doit donc vérifier non seulement si les IA savent ce que fait l’entreprise, mais également ce qu’elles considèrent comme sa spécialité. 3. Regardez les preuves disponibles, pas uniquement ce que votre entreprise affirme Une entreprise peut écrire sur son propre site qu’elle est experte d’un secteur. Mais existe-t-il d’autres éléments qui viennent renforcer cette affirmation ? Avis clients, études de cas, certifications, publications, conférences, podcasts, interviews, partenariats ou articles de presse constituent autant de signaux externes susceptibles de renforcer ce que l’entreprise affirme elle-même. Cette distinction est importante car être connu par une IA ne signifie pas nécessairement être associé aux bons besoins ou recommandé dans les bonnes catégories. Nous avons détaillé ce mécanisme dans notre analyse sur la différence entre reconnaissance d’une marque et recommandation par les moteurs de recherche IA. Dans le cadre de cet

Etude de cas

Pourquoi un moteur de recherche IA peut connaître votre marque… sans jamais la recommander

Être connu par une intelligence artificielle ne signifie pas forcément être recommandé par elle. Une étude menée sur 12 marques de vêtements et chaussures de sport apporte une illustration particulièrement intéressante de ce phénomène. Les chercheurs ont effectué 14 140 requêtes pendant sept jours auprès de ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity et Google AI Overviews. Leur constat : une même marque peut apparaître presque systématiquement lorsqu’une demande utilise une certaine catégorie de produit… et disparaître lorsque cette catégorie est formulée différemment. Dans l’expérience, New Balance était citée dans seulement 1 % des réponses lorsque la requête portait sur les marques « athleisure », mais dans 90 % des réponses lorsqu’elle concernait les chaussures de sport. Pour lululemon, c’était pratiquement l’inverse : 90 % de présence pour “athleisure” et 0 % pour les chaussures de sport. Pour une direction marketing, ce résultat pose une question importante : dans quelle catégorie ChatGPT, Gemini ou Perplexity placent-ils réellement votre marque ? Les IA ne répondent pas seulement à la question « quelle est la meilleure marque ? » Lorsqu’un internaute demande : « Quelles sont les meilleures marques de chaussures de sport ? » il pourrait sembler logique que l’intelligence artificielle commence par identifier toutes les marques susceptibles de répondre au besoin, puis les compare avant de proposer les meilleures. La réalité est plus complexe. Les grands modèles de langage, ou LLM (Large Language Models), construisent leurs réponses à partir des associations apprises pendant leur entraînement et, pour certains services, des informations retrouvées sur le web au moment de la requête. Ils ont donc déjà rencontré des milliers de textes reliant certaines marques à certains produits, usages, concurrents et catégories. Nike peut ainsi être fréquemment associé à « chaussures de sport », « running », « vêtements de sport » ou encore « athleisure ». Une autre marque peut être très connue, mais principalement associée à une seule de ces catégories. Lorsque la formulation de la question change, l’ensemble des marques susceptibles d’être proposées peut donc lui aussi changer. C’est ce que les auteurs de l’étude présentée par Search Engine Land appellent le category coding, que l’on pourrait traduire par la manière dont une marque est implicitement rattachée à certaines catégories. Une marque peut être très connue sans être associée au bon besoin C’est probablement le point le plus intéressant de l’étude. New Balance disposait du score le plus élevé dans le Google Knowledge Graph parmi les marques étudiées. Son resultScore, utilisé par les chercheurs comme indicateur de la force de l’entité, atteignait 64 235, contre 25 996 pour Nike et seulement 810 pour lululemon. Pourtant, cette forte reconnaissance ne lui garantissait absolument pas d’apparaître lorsqu’une question était formulée autour de la catégorie « athleisure ». Autrement dit, deux problématiques doivent être distinguées. La première est : l’IA sait-elle qui vous êtes ? La seconde est : vous associe-t-elle au besoin exprimé par l’utilisateur ? Pour une marque, être correctement identifiée comme une banque, une compagnie d’assurance ou un éditeur de logiciel est une première étape. Mais ce n’est pas nécessairement suffisant pour apparaître dans des réponses comme : Dans ces exemples, la marque doit être associée non seulement à son secteur, mais également au besoin précis exprimé dans la requête. Le vocabulaire utilisé autour de votre marque devient donc stratégique Prenons une compagnie d’assurance fictive. Sur son site, elle se définit principalement comme une « compagnie d’assurance généraliste ». Les articles de presse parlant d’elle évoquent surtout ses résultats financiers, ses nominations et ses actualités institutionnelles. Elle commercialise pourtant une offre d’assurance automobile pouvant être souscrite entièrement en ligne. Du point de vue de l’entreprise, elle fait donc incontestablement partie des assureurs automobiles digitaux. Mais si très peu de contenus disponibles sur le web associent explicitement son nom aux notions : il est possible qu’elle soit moins spontanément proposée lorsqu’un utilisateur formule sa demande de cette façon. Un concurrent moins important en taille mais régulièrement cité dans des articles comme « assurance auto en ligne », comparé à d’autres assureurs digitaux et présent dans des guides sur la souscription automobile peut disposer d’associations sémantiques beaucoup plus fortes avec cette catégorie. C’est précisément la distinction entre notoriété de la marque et association de la marque à un besoin. Ce que votre propre site dit de vous ne suffit pas toujours Cette évolution apporte également une nuance importante aux stratégies d’optimisation pour les moteurs génératifs, parfois regroupées sous le terme GEO (Generative Engine Optimization). Une partie du travail consiste naturellement à rendre l’entreprise facile à comprendre : une page « À propos » claire, une architecture cohérente, des pages produits explicites, des informations homogènes sur les différents sites et des données structurées correctement implémentées. Google recommande par exemple d’utiliser le type Schema.org correspondant le plus précisément possible à une organisation afin d’aider ses systèmes à comprendre les informations présentes sur une page. Mais cela ne contrôle pas tout ce que les systèmes peuvent associer à votre marque. Les auteurs de l’étude ont notamment observé l’importance des contenus provenant de tiers : articles, guides, comparatifs, avis ou publications mentionnant simultanément une marque et une catégorie. Nike constitue un exemple intéressant. Dans l’expérience, la marque apparaissait dans 77 % des requêtes liées à l’athleisure et 90 % de celles consacrées aux chaussures de sport. Les auteurs expliquent cette capacité à couvrir plusieurs catégories notamment par l’importante quantité de contenus externes reliant Nike aussi bien aux chaussures qu’à la mode, aux vêtements de sport ou à l’athleisure. La conséquence marketing est importante : votre positionnement n’est pas uniquement déterminé par ce que votre marque dit d’elle-même. Il dépend également de la façon dont le reste du web parle d’elle. Cela redonne de l’importance aux relations presse, comparatifs et contenus externes Pendant longtemps, les stratégies SEO se sont fortement concentrées sur le site de l’entreprise : produire des pages, cibler des mots-clés, obtenir des liens et améliorer les aspects techniques. Ces leviers restent importants. Mais la visibilité dans les réponses générées par intelligence artificielle invite également à observer

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Search Everywhere Optimization : pourquoi votre stratégie SEO ne peut plus se limiter à Google

Pendant longtemps, le Search Engine Optimization (SEO) consistait principalement à répondre à une question : comment apparaître dans Google lorsqu’un prospect recherche un produit, un service ou une information ? Cette logique reste essentielle, mais les usages ont changé. Aujourd’hui, un internaute peut rechercher une entreprise sur Google, découvrir une marque sur LinkedIn ou TikTok, regarder une vidéo sur YouTube, demander une recommandation à ChatGPT, consulter des avis ou lire un article de presse avant de prendre une décision. C’est ce que l’on appelle le Search Everywhere Optimization : penser sa visibilité non plus uniquement dans Google, mais dans l’ensemble des environnements où une personne peut rechercher, découvrir, vérifier ou comparer une marque. Google reste central, mais il n’est plus seul Prenons une banque qui souhaite développer son offre destinée aux PME. Un dirigeant peut commencer par rechercher « financement PME Sénégal » sur Google. Mais il peut aussi : Tous ces points de contact participent désormais à la recherche. Une stratégie de visibilité efficace doit donc se demander : où notre audience cherche-t-elle réellement de l’information ? La réponse peut être très différente selon les secteurs, les pays et les profils de clients. Le Search Everywhere change aussi la manière de produire du contenu Dans une stratégie SEO classique, l’entreprise part souvent d’un mot-clé. Par exemple : « assurance auto Côte d’Ivoire ». Elle crée ensuite une page optimisée pour cette recherche. Avec une logique Search Everywhere, la question devient plus large : comment devenir une source de référence sur l’assurance automobile en Côte d’Ivoire ? La réponse peut combiner plusieurs formats : une page claire sur le site, un comparatif, une étude sur les causes de sinistres, une vidéo explicative, une publication LinkedIn, une intervention média ou encore les prises de parole d’un expert de l’entreprise. Un même sujet peut ainsi circuler sur plusieurs plateformes. Le site reste le socle, mais il n’est plus le seul canal de visibilité. Les contenus génériques deviennent moins différenciants Cette évolution est particulièrement importante avec les moteurs utilisant l’intelligence artificielle. Un article générique comme : « 5 conseils pour choisir son assurance auto » peut aujourd’hui être résumé ou reproduit très facilement. Une donnée propriétaire, une étude originale ou une analyse issue d’une véritable expertise est beaucoup plus difficile à remplacer. Une compagnie d’assurance pourrait par exemple publier : « Les 10 principales causes de sinistres automobiles observées sur 25 000 dossiers en Afrique de l’Ouest ». Ce contenu peut être cité par un média, partagé sur LinkedIn, repris dans une vidéo, utilisé dans une présentation ou apparaître comme source dans un moteur utilisant l’IA. La valeur ne vient donc plus seulement du mot-clé ciblé. Elle vient aussi de la capacité à produire une information originale, crédible et distribuable. Il faut aussi rendre la marque compréhensible partout Le Search Everywhere pose une autre question importante : que comprend-on de votre marque lorsqu’on la rencontre en dehors de votre site ? Une compagnie d’assurance peut affirmer sur son site qu’elle est spécialisée dans les PME. Mais si ses réseaux sociaux, ses interviews, ses communiqués et ses interventions publiques ne parlent jamais de PME, cette expertise reste difficile à identifier. À l’inverse, lorsqu’une même spécialisation apparaît de manière cohérente sur plusieurs canaux, le positionnement devient beaucoup plus clair. Pour les utilisateurs comme pour les moteurs. L’objectif n’est donc pas simplement d’être présent sur plusieurs plateformes. Il faut construire une empreinte numérique cohérente autour des sujets sur lesquels l’entreprise souhaite être reconnue. Une stratégie Search Everywhere peut partir de quatre questions Avant de produire davantage de contenus, une entreprise peut simplement se demander : Cette réflexion permet progressivement de passer d’une logique de production SEO à une logique de présence dans les environnements de recherche. Le SEO devient la composante d’une stratégie de visibilité plus large Le SEO traditionnel reste indispensable. Le site doit toujours être accessible, bien structuré, indexable et performant. Mais optimiser uniquement son site revient désormais à ne travailler qu’une partie du parcours de découverte. La véritable question devient : quand quelqu’un cherche une information liée à notre métier, sommes-nous visibles là où cette recherche a réellement lieu ? C’est probablement l’un des principaux enjeux du nouvel SEO : Search Everywhere Optimization.

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Recherche agentique : 4 fondamentaux techniques pour être visible

Les internautes ne passent plus uniquement par une page classique de résultats Google pour trouver une information. Google AI Overviews, AI Mode, ChatGPT et d’autres assistants peuvent désormais rechercher plusieurs sources, extraire certaines informations puis construire directement une réponse. Pour une entreprise, cela crée un nouvel enjeu : son site ne doit plus seulement pouvoir être indexé et positionné. Son contenu doit également pouvoir être récupéré, compris et éventuellement utilisé comme source par des systèmes d’intelligence artificielle. Cela pourrait laisser penser qu’une nouvelle discipline technique entièrement distincte du SEO est nécessaire. En réalité, une grande partie des fondamentaux reste la même. Google explique d’ailleurs que ses fonctionnalités de recherche utilisant l’IA générative continuent à s’appuyer sur ses systèmes principaux de recherche et de classement. Les bonnes pratiques SEO techniques restent donc largement pertinentes. Ce qui change surtout, c’est que certaines erreurs autrefois relativement tolérables peuvent désormais empêcher un système IA d’exploiter correctement une page. 1. Vérifier que les robots IA peuvent réellement accéder au site Avant qu’un moteur puisse comprendre une information, il faut d’abord qu’il puisse atteindre la page sur laquelle elle se trouve. Le principe est le même qu’en SEO traditionnel : des robots automatisés parcourent le web afin de récupérer les pages. Mais l’écosystème compte désormais davantage de robots, avec des fonctions différentes. OpenAI utilise par exemple OAI-SearchBot pour permettre aux contenus publics d’être découverts dans la recherche ChatGPT. Le robot GPTBot répond à un autre usage, notamment lié à l’entraînement potentiel des modèles. Il est donc possible pour un éditeur d’autoriser le premier tout en limitant le second. Cette distinction est importante. Une entreprise peut croire avoir « bloqué les IA » alors qu’elle a uniquement bloqué un robot d’entraînement. À l’inverse, une règle trop large dans le fichier robots.txt, un pare-feu ou une solution antibot peut empêcher involontairement un robot de recherche d’accéder au site. Le problème est alors difficile à repérer : le site peut continuer à fonctionner normalement pour les visiteurs et même rester correctement visible dans certains moteurs traditionnels, tout en étant inaccessible à certains systèmes IA. Pour une banque ou une compagnie d’assurance, cela peut par exemple signifier qu’une page expliquant les conditions d’un produit est parfaitement accessible aux internautes, mais impossible à consulter lorsqu’un assistant IA cherche une source pour répondre à une question sur ce produit. La première vérification consiste donc à contrôler non seulement le fichier robots.txt, mais également les règles du CDN, du pare-feu, des systèmes antibot et les éventuelles réponses HTTP 403 ou 429. Pour une vérification rapide, l’AI Bot Access Tester de TechnicalSEO.com permet de contrôler si plusieurs robots liés à l’IA peuvent accéder à une URL. Son outil de test du fichier robots.txt permet également d’identifier simplement si une règle bloque une URL ou un robot particulier. Pour ChatGPT Search, OpenAI recommande explicitement de ne pas bloquer OAI-SearchBot et de vérifier que l’hébergement ou le réseau de diffusion de contenu autorise son trafic. 2. Ne pas cacher les informations essentielles derrière JavaScript De nombreux sites modernes utilisent JavaScript pour construire tout ou partie de leurs pages dans le navigateur. Ce fonctionnement n’est pas nécessairement problématique pour Google : Google sait depuis longtemps rendre et traiter de nombreuses pages utilisant JavaScript. Sa propre documentation continue toutefois de rappeler que les sites construits avec des frameworks JavaScript sont généralement plus complexes à optimiser techniquement. Pour les autres systèmes de récupération d’information, les capacités de rendu peuvent varier. Le risque apparaît surtout lorsque la réponse envoyée initialement par le serveur contient très peu d’informations et que le contenu important n’apparaît qu’après l’exécution de JavaScript. Imaginons par exemple une page présentant une assurance automobile. Le serveur renvoie essentiellement la structure de la page, puis JavaScript charge ensuite : La bonne pratique consiste donc à rendre les informations critiques disponibles directement dans le HTML initial lorsque cela est possible, grâce par exemple au SSR (Server-Side Rendering, rendu côté serveur) ou à la génération statique. Cela concerne notamment les titres, le texte principal, les liens importants, les caractéristiques d’un produit et les informations nécessaires pour comprendre l’offre. L’objectif n’est pas de supprimer JavaScript. Il est d’éviter que JavaScript devienne l’unique moyen d’accéder à une information essentielle. Pour effectuer un premier contrôle sans analyser le code du site, l’outil Fetch & Render de TechnicalSEO.com permet de visualiser le contenu et le HTML qu’un robot peut récupérer après rendu. Pour les sites dont on dispose de l’accès, l’outil d’inspection d’URL de Google Search Console permet également de tester une URL en direct et de vérifier comment Google peut l’explorer et l’indexer. 3. Utiliser les données structurées pour réduire l’ambiguïté, sans leur prêter un pouvoir qu’elles n’ont pas Les données structurées permettent de décrire explicitement certaines informations d’une page dans un format compréhensible par les machines. Avec le vocabulaire Schema.org, un site peut par exemple préciser qu’un élément correspond à une organisation, un produit, un article, une personne, une adresse ou une offre. Cette couche supplémentaire peut aider les systèmes à interpréter plus précisément le contenu. Sur la page d’une compagnie d’assurance, il devient par exemple possible d’indiquer clairement le nom de l’organisation, son logo, son adresse, ses coordonnées ou certaines relations entre les différentes entités présentes sur le site. Mais il faut éviter un raccourci fréquent : ajouter du Schema.org ne garantit pas qu’un site sera cité par une intelligence artificielle. Google précise même qu’aucun balisage Schema.org spécifique n’est nécessaire pour apparaître dans ses fonctionnalités de recherche utilisant l’IA générative. Les données structurées restent recommandées dans une stratégie SEO globale, notamment parce qu’elles peuvent rendre certaines pages éligibles à des résultats enrichis, mais elles ne constituent pas un « ticket d’entrée » vers les réponses IA. La priorité reste donc de disposer d’un contenu clair et accessible. Les données structurées viennent ensuite renforcer cette compréhension. Il faut également vérifier que le balisage correspond réellement à ce qui est visible sur la page. Ajouter de nombreuses propriétés Schema.org sans contenu correspondant n’améliore pas la qualité de l’information. Deux outils gratuits permettent de

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