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Les frais de transactions de 5 fintechs en Afrique

Dans un précédent article, j’ai eu à vous présenter 6 des meilleures intégrations pour accepter des paiements en ligne en Afrique. Comme évoqué, ce n’est pas toujours évident de faire le choix d’une solution tant elles ont des similitudes et points communs. Alors dans cet article, je vous propose d’explorer un critère d’analyse objectif qui est celui des frais appliqués lors des transactions. Ces frais s’expliquent par le fait que la fintech doit aussi supporter des coûts de transaction liés au Mobile Money(MoMo), au carte de crédit et autre mode de paiement qu’elle peut agréger. Grossièrement, on peut schématiser cela comme suit. On comprend bien que la fintech ou plus précisément l’API de paiement que vous utilisez a un fonctionnement qui implique nécessairement des modes de paiment qu’elle agrège. Dépendemment de ces derniers et des conditions d’accès, les frais de transactions varient d’un mode de paiement à l’autre et d’une fintech à l’autre. Pour les solutions panafricaines que nous évoquons ci-dessous, il faudra aussi observer des variations des pourcentages selon les pays. En effet, la commission ne sera pas la même pour un paiement Orange Money via CinetPay si vous êtes en Côte d’Ivoire que si vous êtes au Sénégal. Les informations ci-dessous vous seront bien utiles pour anticiper si vous faites du e-commerce dans l’un des pays suivant: Togo, Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée (Conakry), Cameroun, Niger, Bénin, Gambie, Mali ou encore Burkina Faso. Voici la liste des frais de transactions appliquées par 6 des fintechs les plus utilisés en Afrique: Les tarifs de PayDunya sont affichés ici: https://paydunya.com/service-fees Le détail de la tarification de FedaPay se trouve ici: https://www.fedapay.com/tarifications/ Chez Semoa: les frais varient entre 1,5% et 3%. Pour CinetPay, rendez-vous sur cette page: https://cinetpay.com/pricing. Concernant Anka, les informations sont par ici: https://anka.afrikrea.com/. A constater aussi qu’en plus des frais de transactions, certaines fintechs peuvent appliquer des frais lors de vos retraits sur un compte courant. D’autres fintech ont aussi la politique d’appliquer un abonnement mensuel ou annualisé pour l’accès à leur service. De ce que j’ai pu observer, ce dernier oscille entre 12 000F CFA par an (un peu moins de 20€) et 120 000F CFA par an (un peu moins de 200€, fractionné en un paiement mensualisé). Cet article publié en septembre 2022 est régulièrement mis à jour. N’hésitez pas à laisser un commentaire si certaines informations ne le sont plus; rien de mieux que l’intelligence collective. Cet article vous a plu? Je vous invite à réagir et à le partager aux personnes autour de vous qu’il pourrait aider. Et si vous avez des remarques ou questions, prenons contact pour en discuter.

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6 solutions pour accepter des paiements en ligne en Afrique francophone

Lorsqu’on se lance dans le e-commerce, la possibilité de réaliser des encaissements en ligne est souvent une pierre angulaire essentielle. En effet, vous pouvez trouver des clients en ligne en développant votre présence digitale, par exemple, avec les réseaux sociaux mais aussi en mettant en place un site internet. Mais est-ce que cela suffit pour parler d’une vraie transition vers le e-commerce? Pas vraiment, on dirait plutôt qu’il s’agit simplement d’une mise en avant ou promotion en ligne de vos activités. Certains iront plus loin et donneront les informations en ligne concernant les modes de paiements pour pouvoir accéder aux produits ou au services qu’ils vendent. Un peu comme c’etait le cas au début des années 2000, vous pourriez proposer le règlement par virements ou par chèque en renseignant vos coordonnés en ligne. Mais est-ce vraiment l’idéal? Pas vraiment, car cela créé une friction dans le processus d’achat qui devient complexe pour l’acheteur et le vendeur. En effet, bien souvent vous devrez attendre de recevoir l’argent avant de livrer le client ; ou alors le faire sous présentation d’un justificatif, par exemple un ordre de virement, avec tous les risques que cela comprends. Aujourd’hui, dans les écosystèmes en Afrique et spécifiquement au Togo, certains commerçants qui utilisent internet pour faire la promotion de leur produit ont recours à un processus de paiement similaire à celui mentionné dans le paragraphe ci-dessus: en intégrant les informations de paiement mobiles money. Certes, le mode de paiement est technologiquement plus avancé, notamment grâce à une instantanéité de la réception des fonds ; en revanche, il est rarement intégré dans le processus d’achat et de collecte des données. Or cela présente de nombreuses limites et risque parmi lesquels: la difficulté à consolider une base de données unique pour identifier le numéro mobile money, l’acheteur, les informations d’achat ou de livraison; le risque d’erreur, par exemple de saisie du numéro, lors du transfert pour régler l’achat; ou encore le risque pour l’acheteur de payer un produit qui n’est peut être plus en stock, ces derniers etant rarement gérés automatiquement dans ces cas. Alors, quelles sont les solutions complètes pour non seulement présenter ces produits sur le web et par la même occasion permettre aux prospects ou clients d’effectuer des paiements en ligne pour acheter en toutes sécurité, sans friction et sans prise de tête pour le vendeur que vous êtes? En langage plus technique, quels sont les agrégateurs de paiements (mobile money, carte bancaire) qui propose une API d’intégration en Afrique francophone? Un lecteur non informé des spécifités en Afrique de l’Ouest et plus spécifiquement francophone pourrait penser que c’est comme “partout”: PayPal, Stripe ou encore Mango. Pas vraiment, car ces fintechs leader à l’international permettent rarement de réaliser des encaissements sur ces zones géographiques. Ainsi dans cet article, découvrez les solutions de paiement adaptées pour faire du e-commerce dans les pays cités ci-dessous. Afin d’éditer cette liste, j’ai éprouvé les fintechs mentionnées ci-dessous. J’ai également testé les 60+ autres solutions de paiement qui sont disponibles en Afrique de l’Ouest francophone, mais qui, pour l’instant, sont moins panafricaines, moins complètes ou trop nichées pour figurer dans cet article. D’ailleurs, la liste complète des FinTechs de la zone UEMOA avec des contacts et informations pratiques sur chacune d’elles, est disponible ici. Dans le choix de la solution que vous allez implémenter, il faudra être vigilant: aux mode de paiements intégrés à l’API, à la qualité de la documentation et du support client, aux conditions notamment délais de retrait de votre argent, ou encore au niveau des frais de transaction qui varient entre 2–5%. Si vous avez des questions concernant ces fintechs ou hésitez à choisir celle qui sera la plus pertinente pour vous, je vous recommande de solliciter les équipes de PANDORE. PS. Il s’agit d’une liste et non d’un classement, malgré la numérotation. Toutefois, avec mes collaborateurs de PANDORE, nous pourrons éditer ultérieurement un comparatif des outils suivants, en fonction de l’intérêt pour cet article. N’hésitez pas à laisser un commentaire à ce sujet. Trève de bavardage, c’est parti! Voici les 6 meilleures solutions de paiement pour le e-commmerce en Afrique francophone. 1. CinetPay Née en Côte d’Ivoire, la solution a tout pour devenir leader du paiement en Afrique francophone. Fin 2021, CinetPay réalise une levée de fonds de 2,4 million de $ (environ 1,4 milliard FCFA), pour étendre ces services dans de nouveaux pays d’Afrique francophone. À noter que Flutterwave qui est leader du paiement en Afrique anglophone est investisseur de CinetPay, ce qui à mon sens est un bon signe. L’interface de CinetPay est épurée avec un tableau de bord, des statistiques en temps réel et la possibilité d’héberger une boutique e-commerce avec des pages produits auxquelles sont associés des liens de paiement. Les pays couverts pour ouvrir un compte: Côte d’Ivoire, Mali, Cameroun, Sénégal, Togo, Burkina Faso, RDC, Guinée Conakry, Bénin. 2. TouchPay La solution éditée par la fintech sénégalaise Intouch pour permettre au marchand d’accepter plusieurs moyens de paiement : mobile money, carte bancaire, bon d’achat et cash depuis leur site internet, application mobile ou en caisse. Cash? Oui, soutenu par TotalEnergies et CFAO, Intouch à l’avantage de pouvoir compter sur un réseau de 30 000+ Touch Point en Afrique pour faciliter la distribution des services de ses clients partenaires auprès de leur utilisateurs finaux. En 2021, Intouch a réalisé 1,5 milliard d’euros de volume de transactions (plus de 1 000 milliards de FCFA). C’est solide! Les pays couverts pour ouvrir un compte: Sénégal, Kenya, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Guinée Conakry, Burkina Faso 3. Ankaa C’est plus qu’une solution de paiement. C’est une solution pensée pour faire du e-commerce: de la promotion en ligne à la livraison des produits aux clients finaux. Un outil tout-en-un qui vous permet de vendre vos produits, d’expédier à travers le monde grâce à des partenaires comme DHL et d’être payé rapidement grâce au mobile money ou par carte bancaire. La solution est éditée par la société mère de la marketplace Afrikrea que vous connaissez peut être et qui a été rebaptisée Anka. Si vous souhaitez passer par une marketplace pour vendre vos produits, pensez à Anka! Début 2022, ils ont d’ailleurs levé 5,4 millions d’€ (environ 3,4 milliards de

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