Paiement en ligne au Togo : les solutions pour accepter des paiements
Article publié initialement en septembre 2023, mis à jour en juin 2026 pour intégrer le nouveau cadre BCEAO, les fintechs agréées au Togo et PI-SPI. Le paiement en ligne au Togo a beaucoup changé depuis 2023. À l’époque, plusieurs agrégateurs et passerelles de paiement se positionnaient sur le marché togolais pour aider les e-commerçants, les prestataires de services et les entreprises à encaisser à distance. On retrouvait notamment SEMOA, CinetPay, PayDunya, KKiaPay, MiaPay, FedaPay, InTouch, PayGate et d’autres solutions régionales. En 2026, le sujet n’est plus seulement de savoir quelle solution est la plus pratique ou la moins chère. Il faut aussi vérifier si l’acteur choisi est autorisé à opérer dans le nouveau cadre réglementaire de la BCEAO, s’il couvre les moyens de paiement réellement utilisés au Togo et s’il permet une intégration fiable dans un site e-commerce, une application, une page de vente ou un parcours de commande WhatsApp. Cette évolution arrive dans un contexte favorable. Le Togo compte 3,62 millions d’utilisateurs d’internet à la fin de l’année 2025, soit un taux de pénétration internet de 37 % de la population. Le pays comptait aussi 9,77 millions d’habitants en octobre 2025. Autrement dit, le potentiel du commerce en ligne progresse, même si une part importante de la population reste encore hors ligne. Pour les entreprises togolaises, l’enjeu est clair : le marketing digital peut générer de la visibilité, des demandes et des commandes, mais la conversion dépend fortement de la facilité de paiement. Un client qui découvre une offre sur Facebook, Instagram, Google, TikTok ou WhatsApp doit pouvoir payer rapidement, avec un moyen qu’il utilise déjà au quotidien. Pour cela, seulement quelques solutions sont désormais à considérer particulièrement au Togo : CashPay de SEMOA, Intouch, Mixx by Yas et l’intégration de l’API PI-SPI. Paiement en ligne au Togo : depuis 2025 un marché plus mature pour faire du e-commerce Le paiement digital au Togo ne part plus de zéro. Le mobile money, les paiements marchands, les QR codes, les liens de paiement et les applications financières sont désormais bien installés dans les usages. Toutefois, le cash reste encore très présent, en particulier pour les petites transactions, les achats de proximité et certaines activités informelles. C’est pourquoi une solution de paiement en ligne adaptée au marché togolais ne peut pas se limiter à la carte bancaire. La carte reste utile, notamment pour certains clients bancarisés, les entreprises, la diaspora ou les paiements internationaux, mais elle ne représente pas le cœur du marché local. Pour la majorité des e-commerçants, la priorité reste l’acceptation du mobile money, puis l’ajout de moyens complémentaires comme la carte bancaire, le virement instantané, le QR code ou le lien de paiement. Les chiffres de la BCEAO confirment l’importance prise par la monnaie électronique dans l’UEMOA. En 2024, le nombre de comptes de monnaie électronique dans l’Union a atteint 248 millions, contre 209 millions en 2023, soit une progression de 18,99 %. Le rapport indique aussi que les établissements de monnaie électronique (Opérateurs télécom et fintech comme Wave) détiennent 70,88 % de ces comptes, tandis que les banques en détiennent 28,36 %. Au Togo, les données détaillées du rapport BCEAO 2024 montrent également un marché actif. D’après l’annexe sur les services financiers par téléphonie mobile, le Togo comptait 12 553 441 comptes de monnaie électronique ouverts à fin 2024, dont 6 069 075 comptes actifs. Le taux de comptes actifs est donc de 48,35 %. Le pays totalisait aussi 367 317 332 transactions sur l’année, avec un volume moyen journalier d’environ 1 075 981 transactions. Ces chiffres montrent une chose importante : pour vendre en ligne au Togo, il faut penser mobile, instantané et local. Le parcours de paiement doit être simple, rapide et compatible avec les habitudes des clients. Ce qui a changé avec l’évolution du cadre réglementaire fixé par la BCEAO La grande nouveauté depuis la précédente version de cet article publiée en 2023 est l’entrée en vigueur d’un cadre réglementaire plus strict pour les services de paiement dans l’UMOA. La BCEAO a publié l’Instruction n°001-01-2024 du 23 janvier 2024 relative aux services de paiement dans l’Union Monétaire Ouest Africaine. Ce texte encadre les conditions d’exercice des acteurs qui fournissent des services de paiement, notamment les établissements de paiement. Concrètement, cela signifie que le marché est passé d’un environnement où de nombreux acteurs pouvaient proposer des solutions d’encaissement à un cadre où l’activité doit être exercée par des structures autorisées. Pour un e-commerçant, ce point est essentiel. Il ne suffit plus de choisir une passerelle parce qu’elle propose une API ou une interface agréable. Il faut aussi s’assurer que l’acteur respecte les règles applicables et qu’il dispose de l’agrément nécessaire lorsque son activité l’exige. Dans la liste publiée par la BCEAO, parmis les établissements de paiement agréés au Togo on retrouve InTouch Togo, OLLO Africa et SEMOA Togo. Pour les besoins spécifiques d’un e-commerce, d’un prestataire de services ou d’une entreprise qui veut encaisser des paiements digitaux, les solutions les plus directement positionnées sur l’encaissement marchand et le paiement en ligne sont notamment InTouch et SEMOA. PI-SPI : la nouvelle infrastructure qui transforme le paiement digital dans l’UEMOA L’autre grande évolution à intégrer en 2026 est l’arrivée de PI-SPI, la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané de la BCEAO. PI-SPI est une infrastructure régionale de paiement conçue et opérée par la BCEAO. Elle permet d’envoyer et de recevoir des fonds instantanément entre différentes structures financières : banques, émetteurs de monnaie électronique, institutions de microfinance et établissements de paiement. La plateforme fonctionne 24h/24 et 7j/7, avec des paiements instantanés et interopérables. Pour les particuliers, PI-SPI simplifie les transferts. Pour les entreprises, l’impact est encore plus stratégique. À mesure que les banques, microfinances, établissements de monnaie électronique et établissements de paiement rejoignent la plateforme, de nouveaux parcours d’encaissement deviennent possibles. Un client pourra payer depuis son institution financière habituelle, sans que le commerçant soit limité à un seul réseau. La BCEAO met aussi à disposition un environnement développeur PI-SPI. Le portail développeur mentionne notamment la

