Les facteurs SEO jugés les plus importants par 131 professionnels

Astuces et conseils, Etude de cas

23 Sep 2026

Google ne publie pas la formule exacte qui détermine l’ordre de ses résultats de recherche. Le moteur confirme cependant utiliser de nombreux systèmes et signaux pour analyser des centaines de milliards de pages et sélectionner les résultats qu’il juge les plus pertinents et utiles pour chaque requête.

Dans ce contexte, une question revient régulièrement chez les entreprises : sur quoi faut-il réellement concentrer ses efforts SEO ?

En septembre 2026, Zyppy a interrogé 131 professionnels du référencement naturel afin de connaître leur perception des facteurs qui influencent le plus le classement sur Google. L’étude originale publiée par Zyppy porte sur 103 facteurs potentiels et rassemble 13 665 évaluations.

Les résultats donnent une indication intéressante sur les priorités actuelles des spécialistes SEO :

Facteur cité parmi les 3 plus importantsPart des répondants
Pertinence par rapport à la recherche57,1 %
Backlinks54,8 %
Qualité du contenu47,6 %
Autorité et confiance36,5 %
Comportement et clics des utilisateurs29,4 %
Signaux de marque27,0 %
Satisfaction utilisateur19,8 %
Santé technique du site17,5 %
Autorité thématique14,3 %
Maillage interne11,1 %

Ces pourcentages ne représentent pas le poids réel de chaque facteur dans l’algorithme de Google. Ils indiquent la proportion de professionnels interrogés ayant placé chaque élément dans leur top 3.

L’étude mesure donc une perception professionnelle structurée, pas le fonctionnement interne de Google.

1. Intention de recherche : le premier facteur SEO cité pour le classement Google

La correspondance avec l’intention de recherche obtient le meilleur score parmi les 103 facteurs étudiés.

L’intention de recherche désigne ce que l’internaute cherche réellement à accomplir lorsqu’il saisit une requête.

Une personne qui recherche « assurance auto Côte d’Ivoire » peut, par exemple, vouloir comparer les offres. Une personne qui tape « prix assurance auto Côte d’Ivoire » manifeste une intention plus précise. Une recherche comme « souscrire assurance auto en ligne » se rapproche encore davantage d’une intention transactionnelle.

Une page peut donc contenir exactement les bons mots-clés et rester peu performante si elle répond mal au besoin réel de l’utilisateur.

Cette observation est cohérente avec le fonctionnement décrit dans le guide officiel des systèmes de classement de Google. Google explique que ses systèmes automatisés exploitent de nombreux facteurs et signaux afin de comprendre les pages et de présenter les résultats les plus pertinents.

Comment intégrer l’intention de recherche dans une stratégie SEO ?

Une stratégie SEO ne devrait donc pas commencer par : « Combien de fois devons-nous utiliser ce mot-clé ? »

Elle devrait plutôt commencer par : « Quelle réponse attend réellement l’utilisateur lorsqu’il effectue cette recherche ? »

Cela change directement la construction des contenus.

Pour une banque, une requête comme « ouvrir un compte professionnel » peut nécessiter une page produit claire comprenant les conditions, les documents nécessaires et le processus d’ouverture.

Une requête comme « quel compte bancaire choisir pour une PME » appelle davantage un contenu comparatif et pédagogique.

Le mot-clé peut être proche. L’intention, elle, est différente.

2. Backlinks et SEO : les liens restent un facteur important pour Google

Deuxième enseignement de l’étude : les backlinks, c’est-à-dire les liens provenant d’autres sites vers votre propre site, restent très fortement valorisés par les professionnels interrogés.

54,8 % des répondants les placent parmi leurs trois principaux facteurs, selon l’étude Zyppy sur les facteurs de classement Google.

Tous les liens ne se valent cependant pas.

Les répondants accordent notamment davantage de valeur aux liens provenant :

  • de domaines considérés comme fiables ;
  • de pages liées au même sujet ;
  • de sites disposant d’un trafic réel ;
  • de pages elles-mêmes reconnues ou citées.

À l’inverse, les backlinks considérés comme artificiels ou spammy obtiennent une évaluation négative dans l’étude.

Google confirme de son côté que ses systèmes prennent en compte les relations entre les pages et les liens. Son guide des systèmes de classement mentionne notamment PageRank parmi les systèmes toujours intégrés à ses principaux mécanismes de classement.

Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut chercher à obtenir le maximum de liens possible. Les règles anti-spam de Google visent explicitement les pratiques destinées à manipuler artificiellement les résultats. Cela comprend notamment différentes formes de création ou d’achat de liens lorsque l’objectif principal est de fausser le classement.

Comment obtenir des backlinks de qualité pour son référencement naturel ?

Une compagnie d’assurance qui publie une étude originale sur les comportements de souscription en Afrique francophone peut naturellement être citée par des médias économiques, des blogs spécialisés, des associations professionnelles ou d’autres organisations du secteur.

Ces liens ont une logique éditoriale.

Ils sont très différents de centaines de liens achetés sur des sites sans rapport avec l’assurance.

3. Contenu SEO : Google et les experts valorisent la qualité et l’originalité

La qualité du contenu arrive en troisième position dans l’étude.

Mais un résultat est particulièrement intéressant : la recherche originale et les données propriétaires figurent parmi les éléments les mieux notés à l’intérieur de cette catégorie, selon l’étude originale de Zyppy.

Cela correspond également à l’orientation exprimée par Google. Dans son guide des systèmes de classement, Google explique chercher à mettre en avant des contenus utiles et originaux plutôt que de simples copies ou reformulations de contenus déjà existants.

Pour les entreprises, cela ouvre un levier SEO parfois sous-exploité : utiliser leurs propres données et leur expertise métier comme matière éditoriale.

  • Une banque dispose potentiellement de données agrégées sur les habitudes de paiement.
  • Un assureur peut analyser l’évolution des demandes de couverture.
  • Un éditeur SaaS peut observer les pratiques de milliers d’utilisateurs.
  • Une entreprise B2B peut interroger ses clients et publier un baromètre sectoriel.

Ces contenus sont plus difficiles à reproduire qu’un article générique du type « 10 conseils pour améliorer votre marketing ».

Ils peuvent également devenir des sources que d’autres sites souhaitent citer, ce qui crée un lien direct entre contenu original et acquisition de backlinks.

4. Contenu généré par IA et SEO : ce que Google pénalise réellement

L’utilisation de l’intelligence artificielle mérite une nuance importante.

Dans l’étude, les professionnels interrogés évaluent plutôt favorablement les contenus générés avec l’aide de l’IA lorsqu’ils font ensuite l’objet d’un travail humain substantiel et apportent une valeur supplémentaire.

À l’inverse, la production massive de contenus assistés par IA avec peu de valeur ajoutée figure parmi les facteurs les plus négativement évalués dans l’étude Zyppy.

Cela rejoint la position officielle de Google. Dans ses recommandations concernant les contenus générés par intelligence artificielle, Google explique se concentrer principalement sur la qualité du contenu plutôt que sur la technologie utilisée pour le produire.

Le recours à l’IA n’est donc pas en soi contraire aux règles de Google. En revanche, les politiques anti-spam de Google ciblent la production automatisée à grande échelle lorsque celle-ci vise principalement à manipuler le classement et apporte peu de valeur aux internautes.

La distinction est importante. Utiliser une IA pour structurer une étude interne, synthétiser des données ou accélérer une première version d’article n’est pas équivalent à générer automatiquement 5 000 pages SEO presque identiques.

5. Notoriété de marque et SEO : des signaux de plus en plus liés

Parmi les résultats intéressants de l’étude figurent également les signaux associés à la marque. 27 % des participants citent les signaux de marque parmi leurs trois facteurs principaux.

Dans les évaluations détaillées, la réputation en ligne et le volume de recherches portant directement sur une marque figurent également parmi les éléments jugés importants dans l’étude Zyppy.

Il faut néanmoins éviter un raccourci : cela ne permet pas d’affirmer que Google dispose d’un simple « score de marque » qui augmenterait mécaniquement le positionnement d’un site.

L’intérêt du résultat est surtout stratégique. SEO, notoriété et réputation numérique deviennent difficiles à traiter comme trois sujets totalement indépendants.

Une marque connue peut générer davantage de recherches directes. Elle peut obtenir davantage de citations éditoriales. Ses études peuvent être davantage reprises. Ses experts peuvent être davantage sollicités. Ses contenus peuvent recevoir davantage de liens.

Le référencement naturel devient alors aussi une conséquence de l’écosystème de réputation créé autour de l’entreprise.

6. SEO technique : une fondation indispensable au référencement sur Google

La santé technique du site arrive plus bas dans le classement spontané des experts, avec 17,5 % des répondants qui la placent dans leur top 3. Il serait pourtant erroné d’en conclure qu’elle devient secondaire.

Un excellent contenu ne peut pas performer correctement si Google rencontre des difficultés pour le découvrir, l’explorer ou l’indexer.

Les répondants à l’étude Zyppy considèrent le SEO technique comme une fondation : un mauvais socle technique peut fortement pénaliser un site, mais une technique parfaite ne suffit pas à compenser un contenu médiocre.

La technique joue donc souvent un rôle asymétrique. Passer d’un site techniquement défaillant à un site correctement accessible peut avoir un impact important.

Passer ensuite d’un score technique « très bon » à « parfait » n’apporte pas nécessairement le même gain. C’est aussi le sens de la documentation de Google consacrée à l’expérience sur la page et aux Core Web Vitals.

Google précise que de bons résultats Core Web Vitals ne garantissent pas une première position dans les résultats. Le moteur déconseille également de chercher un score parfait uniquement pour des raisons SEO.

7. Meta description, un impact faible pour le SEO malgré une importance majeur pour attirer plus de trafic

Une meta description correspond au court texte susceptible d’apparaître sous le titre d’un résultat Google. Les meta descriptions arrivent parmi les facteurs auxquels les répondants attribuent le moins d’impact direct sur le classement dans l’étude Zyppy.

Cela ne signifie pas qu’elles sont inutiles. Un élément peut être utile sans constituer un facteur majeur de classement.

Elle peut aider l’utilisateur à comprendre le contenu de la page et influencer son envie de cliquer.

Une meta description plus convaincante peut générer davantage de clics et donc plus de trafic, ce qui renforce la visibilité de la marque, augmente les opportunités de conversion et peut, à terme, contribuer à la notoriété et à l’autorité perçue du domaine. Son impact business peut donc être important, même si son effet SEO direct reste limité.

Il faut donc distinguer deux questions :

  1. Est-ce qu’un élément influence directement la position de la page ?
  2. Est-ce qu’il améliore la performance globale du résultat une fois qu’il apparaît dans Google ?

Cette distinction permet d’éviter de consacrer des ressources importantes à des micro-optimisations en oubliant les fondamentaux.

Comment prioriser son budget SEO et sa stratégie de référencement naturel ?

Le principal intérêt de cette étude n’est finalement pas d’obtenir une nouvelle checklist de 103 facteurs.

Elle permet surtout de distinguer les chantiers susceptibles de créer le plus de valeur. Pour une entreprise disposant de ressources limitées, une hiérarchie cohérente selon les réponses de l’étude pourrait être :

  1. Vérifier que le socle technique fonctionne. Google doit pouvoir explorer, comprendre et indexer correctement les pages importantes.
  2. Cartographier les intentions de recherche importantes pour le business. Il faut comprendre ce que recherchent réellement prospects et clients avant de produire du contenu.
  3. Produire les meilleures réponses possibles sur ces intentions. Cela peut passer par des pages produits, comparateurs, guides, FAQ, études ou outils.
  4. Développer des contenus difficiles à reproduire. Données internes, études, analyses d’experts, benchmarks et retours d’expérience augmentent la valeur éditoriale.
  5. Construire progressivement l’autorité du site. Relations presse, contenus de référence, partenariats éditoriaux et ressources réellement utiles peuvent générer des citations et backlinks pertinents.

Le maillage interne, l’expérience utilisateur et l’optimisation technique viendraient ensuite renforcer cet ensemble.

Une stratégie SEO doit être pensée comme un système

Google rappelle dans son guide officiel consacré à ses systèmes de classement qu’il n’utilise pas un facteur unique, mais de nombreux systèmes et signaux. Ces systèmes fonctionnent au niveau de chaque page, tout en intégrant certains signaux et classificateurs à l’échelle du site.

Il faut donc éviter de transformer l’étude Zyppy en formule mathématique. Le référencement fonctionne davantage comme un système interconnecté.

Une bonne compréhension des intentions améliore le contenu.

  • Un contenu réellement original peut attirer des liens.
  • Une meilleure notoriété peut générer davantage de recherches de marque.
  • Des meta-adescriptions bien faites peuvent augmenter le nombre de clics.
  • Le trafic qui découlent des backlinks, des recherces et des clics renforcent la visibilité et la réputation du site.
  • Le maillage interne aide Google et les utilisateurs à naviguer entre les ressources.
  • Enfin, un socle technique solide permet aux moteurs d’explorer correctement l’ensemble.

C’est probablement le principale rappel de cette étude : la performance SEO dépend moins de l’optimisation isolée de dizaines de micro-signaux que de la capacité de l’entreprise à devenir une réponse pertinente, identifiable et régulièrement citée sur les sujets importants de son marché.

C’est probablement le principal rappel de cette étude : la performance SEO dépend moins de l’optimisation isolée de dizaines de micro-signaux que de la capacité de l’entreprise à construire un ensemble cohérent de contenus, d’autorité, de technique et de notoriété autour des sujets importants de son marché.

Cette logique pose aussi une question d’organisation : quelles tâches peuvent aujourd’hui être accélérées par des agents IA, lesquelles doivent rester pilotées par des compétences SEO internes, et à quel moment l’expertise d’une agence apporte-t-elle le plus de valeur ? Pandore détaille cette articulation entre IA, équipe interne et agence dans cet article.

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